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Lundi 1 janvier 2007

Arrivee a Byron Bay, la Mecque Australienne du surf, meme si a mes yeux, ca m'a paru plus comme un Saint Tropez pour surfers...

Apres 2 hotels complets, je ne me stresse pas plus, ca sera une nuit en hamac quelque part sur la plage. Moins cher et tellement plus sympa! Du coup, je me fais peter la tablette de chocolat 80%, c'est Noel merde!

 

Le soir, rencontres sympathiques autour du feu, avec des canadiens scotches ici depuis 2 mois...

J'ai finalement installe le hamac dans une bande de  foret qui longe la mer. Merci aux 2 branches d'arbres sur lesquelles j'ai fixe le hamac qui  ont attendu 6 heures du mat pour se casser en synchronise. Reveil un peu brutal, pour le petit dej des moustiques qui plus est, mais rien de grave, je cours sur la plage faire les prolongations.

 

 

Faute de moyen de transport, et a cause de mon timing serre, je n'ai pas pu voir les environs, et les nombreuses plages alentours. Mais le  village n'a pas de cachet particulier. C'est vaste, betonne, quelconque. Seule la plage et ses eaux chaudes et transparentes ont un charme indeniable. Je prefere sans hesiter nos "stations surfs" et tout les villages des landes, bien plus jolis, alors j'evoque meme pas mon cher Pays Basque qui offre plus qu'une ame, une culture toute entiere.

Direction Nimbin, le lendemain, en retrait dans les terres, la principale region d'Australie ou la cultive la noix de Macadamia. Les amateurs d'Haggen Daasz savent de quoi je parle... C'est aussi une region tres agricole, ou les habitants, suite a une importante crise laitiere (alors la principale ressource) ont prone un mouvement alternatif "de retour a la terre"... De nombreuses personnes vivent regroupes en communaute dans Nimbin et dans les villages environs. Ils utilisent au maximum l'energie solaire pour leur besoin en electricite, revendique une alimentation saine "organic food" etc... Vous voyez un peu le tableau, c'est quand meme bien hippie, un visage tres different de l'Australie apres un mois et demi passe dans l'ambiance "club" de Sydney.

C'est peu etre aussi le village ou l'on compte le moins de dents par habitants.... Ya des apprenties Mamie Nova, pourtant jeunes mais terriblement usees qui te proposent des "strong cookies" aux pouvoirs etranges le long des trottoirs. Je suis curieux et gourmand, mais quand tu vois sa face ridee comme un mille feuille, ca t'effraies! Ils sont peut etre un peu trop strong tes cookies Mamie! J'ai pas ose leur demander une photo, mais on atteint la science fiction.

 

 

Visite d'une fabrique de bougies, tout colore tout mimi, et une agreable odeur de cire quand tu penetres dans l'atelier.

 

 

A part ca, la nature est omnipresente, c'est tres vert et ca me change de tout le littoral que j'ai decouvert jusqu'a present. Je passerai une nuit ici, et coup de bol, ca tombe sur la "Solstice Party"! Un concept que je n'ai encore jamais vu ailleurs, meme si la fete est la meme que partout ailleurs. Peut etre NIcolas Hulot l'a deja mis dans son programme! Juste une variante niveau du son, avec des groupes "en live" qui font de la musique que je qualifierai d'electro-ethno-experimentale.

Le lendemain, l'envie de bouger me reprends deja, direction Brsibane. Et c'est un stop d'antologie qui me tombe dessus. Alors que je me plante tardivement a la sortie secondaire de la ville, le traffic y est tres faible, il ne me faudra pas 10 minutes d'attentes pour etre pris par un gars de Sydney, et me retrouve droppe quelques heures plus tard a la porte d'un backpakers dans le centre de Brisbane.

 

 

 Pour vous donnez une idee, c'est comme si je tapais du stop perdu a la sortie de Leyme ou Aynac (villages du Lot) , et que je me retrouvais a la Place de la Comedie a Montpellier en un seul voyage.... Ca fait rever! Avec en plus un arret a Surfer's Paradise, etape pour pas mal de voyageurs, ou je suis ravi de n'y passer qu'une heure.

Une sorte de La Grande Motte en plus grand, plus moche avec plein de buildings residentiels eparpilles un peu partout. C'est vaste, mort et  vieux, sans la moindre ame.


 

La seule chose jolie a Surfer's Paradise et pourtant inutile, ce sont ces cow girls qui vont te chercher le ticket au parcmetre. Les anciens ne resistent pas, ils lachent direct la billet en echange du service et du sourire...
Quant a moi, je demande gentilment une photo, elles me repondent "le cul ou les seins?", et moi tout naif en bon paysan, je repond non juste une petite photo normale, souvenir...
Et au final, c'est moi qui  me suis fait le plus encule, car j'ai du payer 5 dollars apres cette putain de photo. Aaah elles peuvent avoir le sourire les pou.......!

Je cherche absoluement pas a vous demonter l'Australie, c'est un pays qui dechire et les australiens sont vraiment amicaux et ouverts, et "laid back"( lents, decontractes, sans stress). Petit exemple, ici, ca ne sert strictement a rien de cacher tes tatouages, tes percings ou d'attacher tes cheveux pour trouver un travail quelques soient les reponsabilites. Ils ne pensent pas pareil point. Simplement faut foncer a l'interieur des terres, traverser cet immense desert, c'est definitivement le plus interessant avec bien sur   Sydney qui reste exceptionnel, et peut etre Melbourne que je n'ai pas decouvert mais dont j'ai entendu beaucoup de bien. Prochaine fois que je reviens ici, je reflechis pas, je fonce.

 

 

Brisbane, j'y passerai trois journees, et toujours cette sensation de ville neuve, propre et beton. Une architecture tres carree, avec des edifices en forme de cubes dissemines un peu partout. Cette sensation desagreable est amplifie par la chaleur ecrasante, et la jolie riviere qui traverse la ville ne change pas grand chose au topo. En revanche, rien de tel que se plonger une aprem dans la fraicheur des musees. Il s'agissait ici d'une expo sur l'art asiatique, vraiment interessant. Et 1 autre musee ou j'ai ete "choque" ou plutot saisi par des dessins d'enfants Afghans. Le theme etait libre, et ils ont tous represente la guerre sur leur dessin: tanks, avions, helicos, maisons en feu, toutes sortes d'armes, de soldats, des flaques de sang.....et tout ca avec le trait de crayon propre aux enfants... Ca te parle cent fois plus que n'importe quelle photo ou image TV. Vraiment hallucinant.

Noel sur le toit de l'hotel, avec un compatriote toulousain. Le lendemain beaucoup plus calme dans les quartiers residentiels a l'ecart du centre avec Olga ( Kirghizistan ) avec qui j'ai cleane les piaules a Sydney et sa copine Ketja ( Kazakstan ), les deux vivant depuis pas mal d'annees en Allemagne. Du the, des fruits et on chille...


Le plus marquant de la journee, c'est quand je debarque a la station de train, dans ce quartier totalement desert le jour de Noel,  sans la moindre cabine telephonique et connaissant juste le nom de rue. 3 voitures qui passent au carrefour en 10 minutes, un soleil de plomd, pas d'ombres, je commence a m'agacer... Quand tu demandes un nom de rue a une voiture au feu en France, t'as aucune chance, soit on te prend pour un fou et on accelere au vert, soit on t'ignore faisant semblant de pas te voir alors que t'as la gueule collee a vitre. C'est normal, faut pas oublier qu'on "baigne dans l'insecurite"!...
Eh beh ici, la troisieme voiture ( un anglais ) s'est arretee trente metre plus loin, a attendu que j'arrive a lui, a coupe le moteur, sorti la carte, les petites lunettes, a cherche le nom de la rue bien patiemment dans l'index,  et m'a  meme droppe devant la porte!....... Vraiment ils dechirent ces Anglais!

Bon la je vous la fait rapide sans trop la motiv, car je suis deja a Singapour, et j'ai tout Bali a raconter...
Mais ce sont vraiment des histoires trop rares chez nous, et ici ca ponctue presque le quotidien... Je le redis une fois de plus, ici on ne pense pas pareil!

Le soir c'est l'heure de decoller pour Darwin, j'ai eu un prix record pour le soir de Noel, on arrive a une heure du mat passe, du coup je passe la nuit a l'aeroport et m'installe comme un petit prince alors que d'autres dorment a meme la moquette.


Le lendemain je resiste pas a l'appel d'un petit golf, soleil au debut,  puis rapidement une une petite pluie fien qui accompagne parfaitement la grosse chaleur, avant de se transformer en une pluie torrentielle qui te trempe jusqu'aux os. Pas moyen de lacher l'affaire apres 3 trous seulement, j'attends une longue heure et je reprends, et je ferai au final quasiment 3 fois la boucle... tellement j'avais la dalle! Avec en prime le premier "eagle" de ma life. ( un trou que tu es cense faire en 4 coup, tu le torches en 2...) Trou numero 7, un par 4, depart a 205m, j'envoie un drive droit comme la justice, et la balle termine a 30cm du trou! Pas de bunker autour du green, mais une riviere de 5m de large a franchir a hauteur des 160m. Et je te raconte pas le speed apres ca.... Ca bouillone a l'interieur, d'autant plus qu'un Australien avec qui je fais quelques trou est temoin de ce drive d'antologie. Heureusement que je l'ai pas fais en 1, sinon j'arretais le golf! 

  Ici les australiens sont encore plus relaches que dans le reste du pays... et on peut "pas mal" d'arborigenes, malheureusement completement perdus... Le gouvernement australien les incite a rester en communaute en echange de quoi il leur verse des indemnites, qu'ils claquent rapido dans l'alcool...

 

A part ca, c'est la saison des pluie a Darwin, de violentes pluies alternent avec de grosse chaleurs, se qui n'empeche pas quelques sessions "piscine"... La, c'est le 26 decembre, comme ils disent ici aussi, "Merry Christmas". Par contre la couche d'ozone (je m'aventure sur un terrain glissant, j'y connais rien a ca...) est tres fine a cet endroit de la planete, donc tu charges en coups de soleil tres rapidement.

Bon un dernier musee a Darwin sur l'Art arborigene, puis c'est l'heure de quitter l'Australie. J'aurai pas vu de crocodiles, ni de koalas ni d'autruches, mais ca sera pour une autre fois. Je sais desormais que j'ai encore un bout de chemin avant de parler l'anglais couramment, mais je pars avec le sourire, car j'ai vendu ma connerie d'Ipod le jour du depart, et je peux maintenant franchir les portes de l'Asie en toute serennite...

                                                            BYE BYE AUSTRALIA !!!!!

 

Maintenant un nouveau blog pour la suite du voyage, meme presentation, meme combat, simplement une bibliotheque photo vide, en prevision des lenteurs d'internet...

http://realisezvosreves.over-blog.com

Patientez une petite 4 ou 5 jours avant d'aller vous y balladez. Tchao les poulets.

Mon email reste le meme.

par gregory publié dans : travelgreg
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Jeudi 28 décembre 2006

Comme promis, je rajoute 2 petites tofs de Sydney "vu du ciel", il m'a fallu 6 mois de voyage pour apprendre a compresser une photo.... C'est malheureux, mais de bonne augure avant les ordinateurs en Asie. J'y trouve le meilleur style bangkok, singapour...mais aussi le pire! Et je m'envole ce soir pour Bali, (28 dec.), je suis bouillant.....

 

 

 

 

Voila le sommet de cette tour du futur, mais pas aussi bien foutue que celle d'Auckland, et donc pas vraiment de sensations de vertige. Les buildings illumines sont quand meme au Rendez-vous.

 

 

 Le bruit de l'eau, quel plaisir au coeur de cet enfer urbain, meme si Sydney n'est pas bruyante, ca reste tout de meme "beton" malgre les parks, la vegetation, et cet aspect neuf qui se detache de la ville.

 

 

Des musees comme d'hab, c'est gratuit et j'en suis friand: musee d'art contemporain, expo photo, musee de Mandela... Que du bonheur, mais photos interdites, et puis ca m'interesse pas, faut le voir point.

 

 

Le cote nature est quand meme impressionnant a Sydney, des perroquets a gaver, je n'ai pas chopper les plus beaux, tout vert jaune rouge et bleu, qui volent par horde pres des plages. Des Ibis, assez impressionnants de taille avec un long bec incurve, il fait un peu flipper a la premiere approche, mais absolumment pas mechant meme si c'est un poison pour les australiens. Et des chauves souris qui font sans hesiter le triple des notres, survolant Sydney la nuit. Et c'est pas con une chauve souris, elle fait parfois un demi backflip pour se retrouver en suspension sur un fil ou une branche... Et la, vous me demandez a quoi cela peut il bien lui servir de se retrouver la tete en haut?
Tout simplement pour ne pas se chier dessus les enfants!  Imaginez le delire si on devait se mettre en position poirier a chaque fois que..... Regle numero 1, ne pas attendre le dernier moment. Regle numero 2, etre souple de preference! En ce qui me concerne, si j'ai pas un mur ou un professeur de gymnastique pour me tenir les 2 jambes, c'est mort!  J'ai encore jamais reussi a faire le poirier de ma vie.

 

 

Sydney, ce sont des quartiers entiers en bord de mer, un peu comme si depuis le centre de Paris, t'enchaines 2 bus, et tu te retrouves a la plage... Aline avec le chapeau, de Belgique, et Emilie avec les lunettes aware, de vers Marseille, avec qui j'ai cleane les chambres un bon bout de temps. Des pires nenettes. La blonde au fond, c'est Charlotte une anglaise! Un gars bourre qui lui dit qu'elle ressemble a Shakira en 100 fois plus moche... Resultat, elle s'effondre en larmes dans un coin de la boite! La tu peux plus rien pour elle, serieux! Pourtant elles sont gentilles, amicales et tout et tout, mais la plupart dans leur tete, ca sonne creux...
A part ca, j'en ai peut etre deja parler, mais les vagues du pacifique, ca developpe! Elles etaient pas enormes, mais une puissance de psychopathe! Tu t'amuses pas a glisser dedans sur le ventre... Ou t'essayes une fois, t'as le cou brise en 4, ensuite t'oublies tres vite et tu laisses la place aux anglais.
Ce jour la, grosse chaleur, et la seconde ou l'on foule le sable chaud, le soleil disparait a jamais derriere les nuages... Ok, un petit beach volley, je suis un mordu, je peux y jouer 6 heures a la suite sans m'en lasser ni m'arreter une seule seconde, et ca faisait 3 ans au moins que je n'y avais pas joue... J'avais carrement oublie ce sport que j'adorais tant. Animateur, c'etait 3 a 4 h par jour, je venais carrement 1h a l'avance au taf tellement c'etait du bonheur!  Quand je joue a ca, j'ai LA DALLE et je voudrais que ca ne s'arrete jamais.
Apres ca, c'est la tempete qui s'installe, la plage est pratiquement desertee, l'ocean s'enerve, quelques "affrontements" avec ces vagues de furieux, puis une averse torrentielle qui innonde Sydney. Quel pied!
Tandis que ca court par tous les moyens a l'abri, on reste "a poil" sous cette pluie delicieusement chaude, et pour en rajouter encore un peu, je vais me caler sous la douche. Pendant ce temps, l'ocean est dechaine, le tonerre explose, et les eclairs dechirent le ciel plus noir que gris. Je suis aussi paisible et heureux que le ciel est enerve.
On vit dans des bulles: bus, banques, hotels, chambres, supermarches, aeroport, metro et magasins, tout ca climatise. Il pleut, on va chambouler tout notre programme, remettre a plus tard, ou si on est "pris au piege", courrir a l'abri. Temps horrible, temps de merde... Ya rien a faire. La pluie nous paralyse. La, je suis a poil, j'ai le temps pour tout, je suis trempe, c'est MAGIQUE, et j'en profite tant que je suis en voyage.

 

Sydney, c'est aussi la possibilite de jouer au poker 7 jours sur 7 pour les plus enerves. Pour moi, 2 a 3 fois par semaine, des tournois satellites ou tu joues sans payer l'entree. Tu gagnes une pinte si t'es le premier elimine de la table...et si tu sors gagnant du tournoi, 60 dollars de conso et surtout t'es qualifie pour un gros tournoi ou ya un petit paquet a gagner... C'est d'ailleurs un francais qui a gagne le dernier en date face a un Australien bourre de jetons, et le coquinou a pris son avion trankilou le lendemain avec 2000 euros en poche... Bien sur il y a toujours plus gros, mais on reste la dans le poker amateur.
Le mieux que j'ai fait, c'est etre dans les trois dernieres tables avec 15 tables au depart. Et malheureusement, c'est souvent les memes gueules a la fin, preuve que ca n'est pas vraiment du hazard...

 

 

Mon backpaker est super axe sur la fete (je n'avais rien demande, si ce n'est faire la conchita 2h par jour en echange d'un lit cadeau), ca signifie des free drinks et des open bars 7 jours sur 7.... Tout le monde aime ca, mais pour  les Anglais, c'est religieux. Ils te disent je bouge de Sydney demain, mais 3 semaines apres, ya rien qui a change, meme heure meme endroit tous les soirs, prisonniers des nuits a Sydney. Un coup vodka redbull, un coup vin blanc et tres souvent free beer. Du pain beni pour les anglais, allemands... Ils sont champions du monde! Tous les soirs, tu sens leur petite exitation qui monte une demi heure avant l'assault, au point de prendre un taxi pour ne pas en rater une goutte... Et puis le matin, ya plus qu'a detacher le bracelet de la veille et exhiber fierement ton palmares au pied du lit: ils sont forts ces anglais!

 

La c'est un irlandais, mais c'est le meme combat. On s'endort bourre assis sur le lit, une biere a peine entamee a ses pieds ( il faut boire jusqu'a la mort... sinon "c'est pas du jeux"...), l'oreiller en guise de couette et la couette en guise d'oreiller, et tout habille bien sur. Du "fighting spirit" a l'etat pur!

 

Mon jardin, c'etait le Gaff. La bas tu fais pas le deplacement pour rien. C'est pas une biere ou 2, je grattais 6 pintes dans l'heure en faisant le vrai requin... Et il y a les ours, qui vont jusqu'a 8, mais je ne l'ai pas vu de mes yeux. Cela implique une strategie bien huilee.
Je sais pas si c'est technique ou plus tactique, mais il faut deja arriver en forme, de preference le ventre quasi vide. J'ai experimente une fois avec 300grammes de spaghetti dans le buffet, j'ai plus galere et souffert qu'autre chose.
Ensuite, faut pas trop parler, c'est une perte de temps... Le gars qui te fait  "wouah, t'es francais?" ou "wouah,ils sont cool tes cheveux, ca fait combien de temps?" ...t'y repond gentilment TA GUEULE et bois, on parlera a la fin du cours.
Apres il y a les regles de bonne conduite, si le barman voit trop souvent ta pomme, il va te faire galerer l'animal. A toi de te demarquer de la meute par un petit geste de sympathie, et de bien alterner les 2 bars a chaque fois.
L'anticipation joue egalement un grand role. T'arrives a cote du galerien qui attend depuis 5 minutes sans que rien ne se passe, t'y laches un sourire, et 4 minutes chrono apres, tu le revois effraye, toujours a la meme place, le visage tout deforme par l'effet de surprise lorsque tu ressors de la foule avec une pinte bien fraiche. Tout en gentleman, sans la moindre bousculade. Il suffit de mettre une micro pression a droite du gars devant toi, et il s'en ira systematiquement sur la gauche pensant la sortie plus facile.
Tu sens la fin arriver, le ventre commence a etre serieusement gonfle, pause ce qui te reste de la cinquieme pour plus tard et va chercher la derniere...

 

 

La c'est Rob, un anglais toujours fidele au rendez vous. Un bon. Je l'ai rencontre la premiere fois dans un hotel a Buenos Aires. Puis a Santiago du Chili ou on avait le meme avion. Sans rien se dire, on se recroise a Aukcland. Et un mois apres, je cleane les escaliers a l'hotel a Sydney, et le Rob qui hallucine de me revoir la, un ballet dans les mains. Et la, on a pris le temps de bien delirer, de se chambrer surtout, de refaire cent fois l'Amerique du sud, etc... Il est 4h30 du mat, il devait pas sortir car il se bouge dans les blue montains a 7h... Ils sont trop forts ces anglais!

 

Je ne suis pas souvent dans ces RDV, c'est vraiment repetitif, mais quand je fais le voyage, c'est jamais a vide. Cette politique marche bien, apres la boite est remplie toute la nuit, et la queue dehors est interminable. Pour moi ca suffit, j'ai vecu l'anarchie une heure, "Merci les gars, a samedi!", c'est l'heure de changer de spot.
Ya qu'un seul bar a ma connaissance qui fait ca en france, c'est pendant une heure, c'est "chez Tonton" a Toulouse le premier mardi du mois. Je l'ai fait une fois, faut voir ce raz de maree humain qui s'engouffre dans le bar a la sonnerie de la cloche.... Rugbymen, etudiants fauches, clochards, toute sorte de gens reunis autour d' un meme but: ricard ou biere au choix, il faut s'en mettre le maximum. Moi qui supporte pas le ricard, je m'en sortais pas mal, meme si j'etais pas tout neuf, mais les Petit Jean, Thomas, Amir ou Cyrille, ils ressortaient uses par le combat, et minuit tout le monde etait couche. Le meilleur moyen finalement d'etre en cour le lendemain....

Apres ca, la 3eme rencontre avec Seb et Sergio...et j'ai recupere le jour meme mon Ipod au SAV Apple apres un mois d'attente....Les encules! J'aurai ete perdu dans le trou du cul de l'Australie, je comprends, mais sur Sydney, c'est du delire, surtout quand on t'annonce 7 a 10 jours... C'est ce qui m'a retenu ici, je vais enfin pouvoir reprendre mon petit bonhomme de chemin.

 

 

Derniere soiree sur le toit de l'hotel, quelques godets de "goone", des cubis de vin blanc. On en a tombe quelques uns pendant ce mois et demi, mais avec 40% de taxe sur l'alcool, tu peux acheter des bouteilles hors de prix et la qualite n'est pas justifiee...

Allez, il est temps de quitter Sydney direction Byron Bay, la Mecque des surfers, et entre l'attente du metro,  la traversee de la gare, et le temps de trouver le bus, j'arrive forcement a la bourre, et sans le moindre ticket... Mais la bonne etoile fait que le bus est toujours la, 8 minutes apres son depart programme. Le chauffeur deja agace deviens fou quand il me voit arriver en courant, commencant a me reciter le reglement (tu dois arriver une demi heure avant!) tout en me demandant mon nom. Et quand j'y dit que je n'ai pas de ticket... c'est l'effondrement pour lui le pauvre! "Sorry sorry Man!" Il s'arrache les 3 cheveux qui lui restent, les yeux exorbites. Il n'a visiblement jamais vu ca, ni la caissiere qui compatie? avec lui tout en rallumant l'imprimante (ca prends 2 secondes)... Pendant ce temps, le bus tourne, il ne manque que lui et moi. Lui est plie en 2, accoude au comptoir, abattu, sa tete plongee dans ses mains, tel un boxeur vaincu, seul, face au coin du ring. "Hey cousin, faut pas te mettre dans des etats comme ca... T'etais deja a la bourre, ma petite parenthese n'a pris que 3 minutes tout au plus..." Ca je n'y ai pas dit, j'ai garde mon air desole, conscient que je faisais le boulet,  jusqu'a mon entree en "triomphe" dans le bus. Je quitte Sydney! Ca a mis du temps (apres 1 mois, ca paraissait impossible) , mais c'est en vainqueur que je m'engage dans l'allee, laissant eclater ma joie interieure...

Au pire, j'avais une nuit cadeau en plus a l'hotel, et je partais le lendemain. Mais la "bonne etoile" en a decide autrement... 

 

Je suis maintenant sous le ciel gris de Bali, ce soir, c'est New Year's Eve.
Alors je vous souhaite a toutes et a tous,



UNE TRES BONNE ANNEE 2007,  MEILLEURS VOEUX, PLEIN DE BONNES CHOSES,

 ET DE BELLES SURPRISES POUR CETTE NOUVELLE ANNEE.

JE VOUS EMBRASSE FORT, A BIENTOT

.

TONTON GREG

Si vous voulez me touchez 2 mots de votre reveillon, ca m'interesse, vous le savez.

 

par gregory publié dans : travelgreg
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Mardi 19 décembre 2006

L' Australie ou la demesure. Je ne ferai pas de presentation generale de cette ile continent, surement vaste comme deux fois l'Europe. Trop de chose a dire donc, et une destination qui ne rentre pas vraiment dans mon budget. Il est cependant tres interessant de venir y vivre 6 mois ou un an, comme font la plupart des voyageurs. Ca laisse le temps de s'impregner de la culture, de travailler tout en taquinant l'anglais et de decouvrir des zones tres contrastees dans cette "immensite sans limites".

Ca me demange de profiter de Sydney une semaine, et de foncer tete baisser en Asie, mais ca ne va pas exactement se derouler ainsi. Mon tout premier but, c'est de faire reparer cette belle connerie d' Ipod, qui me fait deja des couilles, 3 semaines seulement apres son achat a Aukland. Ensuite, me reconcilier avec l'anglais que j'adorais tant plus jeune, et savoir un peu mon niveau en est. Sans esperer beaucoup progresser en seulement 1 mois et des brouettes... Au moins me redonner l'envie.

Je me rend vite compte en soiree que je tourne un peu en rond, et que je tiens pas une discussion "interessante" pour un Anglosaxon plus de 5 minutes... Et juste ca, ca donne envie de se sortir le doigt et d'apprendre. Rien de plus desagreable que de couper une discussion avec une nenette avenante et ouverte juste parce qu'on arrive pas a echanger quelques idees. Je vais pas me repeter, mais a quoi ont servi mes 10 annees d'anglais a l'ecole??!!!

Parlons rapido de Sydney, la plus grande et la plus ancienne ville d'Australie. Un lieu tres vivant qui  fut construit sur l'une des baies les plus spectaculaires du monde. Apres des debuts difficiles et une longue periode ou la ville ne semblait se satisfaire de n'etre qu'une reproduction de ville britannique, Sydney est enfin devenue elle meme (OK, elle est pas de moi cette phrase). Une mosaique ethnique contribue a la vie sociale de la ville. Avec mes mots a moi, je n'ai jamais vu une ville aussi cosmopolite, l'Asie est fortement representee malgre la culture anglosaxonne, tu peux facilement  y rencontrer des gens des 5 continents....

 

 

Allez, je choisi le quartier de Kings Cross, la ou tout le monde commence ou finit son aventure Australienne. C'est un cocktail d'hotels "bon marche" pour routard, d'hotels internationnaux, de restaurants chics, de cafes ultra modernes, mais aussi de boites de Striptease, de prostitution, de clochards, et de toxicos... Un sacre bordel au final, ou l'on retrouve toute sorte de personnes, voyageurs, touristes jap, marins, fashions ou encore galeriens.... C'est donc interessant d'y vivre pour rencontrer du monde, mais vite lassant le soir ce qui te pousse a aller "respirer" dans les autres quartiers de Sydney.

 

 

Mon premier backpaker, c'etait aux 3 quarts des asiatiques, l'hotel le moins cher du quartier, et on comprend tres vite une fois que tu vois les blattes en cuisine, les rats sur le toit... Mais on y rencontre des gens interessants, et riz, pain de mie, the et sucre a volonte pour attirer ce petit monde. Les 2 premiers, t'es vraiment bien dans ce merdier, et puis a la fin de la semaine tu veux plus le lacher tellement que les gens y sont simples et decontractes. Les japonnais sont tres communautaires, mais ce sont des pires gars un fois que tu t'es introduit.

Et c'est tout le contraire qui va suivre la semaine suivante, ou j'attaque 2h30 de menage par jour en echange du logement gratuit dans un des backpakers les plus classes. Cleanage des chambres quotidien, air conditionne dans les chambres, TV room de competition, ascenseur.... Mais des gens absoluement pas chaleureux, qui ne respectent rien, britannique et allemand a 90% sans pour autant leur jetter la pierre a tous. En gros beaucoup de "fils a papa" incapables de rincer un evier, ou de faire leur vaisselle... A part bouffer des cereales, et trois toasts grilles, ils savent absoluement rien faire les pauvres! C'est Mac Do et Junk food tout les jours, grosse fiesta le soir ( ca ils savent faire..) et 2 ou 3 DVD la journee... Une belle brochette de branleurs.

 


 

 C'est l'heure de vous montrez d'autres quartier, c'est a Sydney ou j'ai passe le plus de temps depuis le debut du voyage, mais je vais la faire court, histoire d'avoir le blog a peu pres a jour avant d'attaquer le sprint final en Asie.

 

 

Ca commence avec Hyde Park, au coeur de la city, au top pour se poser une belle apres-midi, si t'as pas le temps d'aller a la plage. Et ca fait un peu office de "place", car il n'y a aucune place centrale comme on en trouve dans chacun de nos villes et villages.

 

 

Le perso des bureaux qui vient y manger, touristes et  locaux qui viennent y flaner, bronzer ou bouquiner, les enfants pour jouer, les clochards pour boire un coup, et les amoureux pour faire des bisous... Tout le monde y trouve son compte et c'est tant mieux.

 

Et a une rue d'ici, la demesure... et si je devais rajouter encore quelques  mots pour definir Sydney radidement, il y aurait, neuf, propre, silencieux, et aussi Gay... Effectivement ils sont nombreux de partout dans le monde a s'exhiler ici pour vivre pleinement et librement leur culture. Le Mardi gras, c'est la plus grande parade gay au monde et ca a l'air vraiment fou fou... Mais je ne peux pas en dire plus et je ne reviendrais pour le voir...

Les premiers temps, je suis reste la tete "perchee dans les etoiles", je suis reste scotche une petite aprem sur la hauteur des grattes ciel.... Jamais fait les US, pas souvent a Paris non plus et encore moins dans les quartiers a gratte ciel, j'ai donc tout simplement hallucine. Heureusement que tu croises souvent des jolies femmes pour te faire redescendre la tete.

 

En dessous, le celebre "Harbour Bridge", vous allez y avoir droit a toutes les sauces. 

 

 

Et le passage des pietons qui permet de relier la rive Nord de la baie a la rive Sud...

 

 

L' "Opera house" de Sydney, situe sur le promontoire de Circular Quay. Son toit en forme de voile ou de coquillage, s'inspirait a l'origine des feuilles de palmier, mais a chacun de suivre son imagination.

 

 

Et la on est ou coeur de Darling Harbour, on l'on trouve, des lounge bar, des lounge cafe, des lounge area, des lounge restaurants et j'en oublie pas mal... Donc si t'as la lounge attitude, c'est ici qu'il faut venir. En tout cas je ne suis pas super lounge, mais c'est un des endroits que j'ai le plus aime dans les soirees de Sydney. C'est un peu le jour de l'an tout les soirs tellement que les gens sont classes ici. Mais sans la moindre pretention, ils restent simples, c'est juste que si t'es pas classe, tu rentres pas... Et j'en ai vu des plus classe que moi se faire recaler en couple, et moi solo, je suis rentre: comment ca m'a fait plaisir!!!!!

 

 

Voila le vrai visage de Darling Harbour, toutes les lumieres des bars et  des bateaux qui se refletent sur le port, et tout ca avec les buildings en toile de fond... Ya qu'une seule phrase qui te vient a l'esprit, et c'est aussi le titre d'un spectacle de Richard Boringer: "C'est beau une ville la nuit". Putain! C'est vrai Sydney by night, c'est fumant! T'y laisses les jambes tellement que c'est grand, mais c'est a voir et a revoir. En fin de soiree, toutes les femmes habillees en princesse deambulent pieds nus, le pas lourd, avec leurs chaussures a talon a la main, et la c'est festival de pansements sur des avenues entieres... "Alors t'en chies coquine?.. maintenant on fait moins la maline!" Je me moque un peu, mais c'est destine aux anglaises... Pas la moindre grace, je dirais meme qu'elles sont vulgaires pour la plupart. Beurrkk!

Si j'avais le temps, je ferai un vrai article sur les Anglais! C'est vraiment un gros dossier, entre la merde dans leur piaule,  la bouffe et leur maniere de faire la fete... Leur repas favori, c'est les tomatoes beans en boite (haricots blancs). Au petit dej, le midi ou le soir aahhh! ils adorent vraiment ca les cochons... Ils bazardent tout ca sur un toast grille, un peu de fromage rape les jours de fete, et on envoie. Et ce n'est pas seulement la flemme de cuisiner, c'est qu'ils adorent ca en plus... Faut les voir quand ils deboulent de 4 mois en Asie sans beans, avec quelle fougue ils ouvrent et ils enchainent les boites... Meme pour 100 dollars je ne boufferai pas ca au petit dej.
Et l'anglaise qui se ramene un gars dans le dortoir, discute un peu avec tout le monde avant de se faire emboiter 10 minutes apres... par un anglais bien sur! Quelle delicatesse! Le matin on la pourrie tous un peu, mais rien a faire pour la destabiliser, elle est contente d'elle la garse!

 

 

 

Vue de nuit depuis les jardins de l'observatoire, et depart pour une ballade de nuit...

 

 

Sous un pont...

 

Le Harbour Bridge encore et encore... Je sors pas vraiment des sentiers battus, mais c'est tellement beau!

 

Sur le pont... avec des dispositifs anti-suicide du plus mauvais gout, et totalement inefficace pour dissuader quelqu'un qui en a marre... 3 fils barbeles sur un pont dont la construction a coute 20 millions de dollars, c'est quand meme un peu con...

 

 

Le quartier des Rocks ou se sont installees les premieres populations europeennes a Sydney, avec leur lot de forcats, de prostituees, de pecheurs de baleines, et de gangs sans oublier nos maladies... Coucou les Arborigenes! Quoi? Vous avez pas de gouvernement?! Ni de proprietes foncieres? Des trucs ecrits sur papiers quoi? Ca craint! Allez bougez! On s'installe....
Nombreux ont ete expulses de leur territoire, d'autres ont succombe a nos maladies "exotiques" (variole, grippe, coqueluche, pneumonie, tuberculose...), et les plus intelligents ont quitte leur terre de plei gres, touit en restant aux abords des zones colonisees, histoire de sombrer dans le tabac, l'alcool et la drogue... On leur aura au moins apporte un peu de fun... Il s'est passe des choses bien plus graves en plus des massacres fusil contre bouts de bois, une generation entiere qui s'est fait enlever les enfants de force. J'arrete la, ceux qui veulent en savoir un petit peu plus taperont "genocide arborigene" sur leur moteur de recherche. En tout cas, aujourd'hui un Arborigene a Sydney, il a interet de super bien jouer du Didgeeridoo s'il veut faire un peu de tunes dans la rue. Et encore c'est pas cadeau, car ya des visages pales (blancs comme mon cul), qui sont sur le meme filon mais avec des enceintes et un PC en plus pour envoyer du son electronique par dessus... Dur dur d'etre Arborigene. Les autres sont toxos, prostituees, flics ou clochards...

 

Cette photo est NULLE, mais c'est la seule que j'ai de nette avec ma technique du petit scarabee sans trepied.

 

 

Encore et toujours DARLING HARBOUR!  Les temps ont change depuis l'epoque des pirates, avec le port charge de rhumeries, et toutes sortes de sauvageries. Aujourd'hui, c'est champagne, yagchts ( j'apprendrai a l'ecrire quand j'en aurai un) et LOUNGE! Du gros LOUNGE! Me demandez pas surtout pas c'est quoi!  

 

 

 

On a pris un peu de hauteur. Vous sentez? On est high la! C'est la sky tower de Sydney, mais elle n'a pas la magie de celle d'Auckland. J'y ai passe qu'une demi heure avant la fermeture, j'avais negocie un trepied de compet a un japonais dans ma piaule, et le gardien totalement jalou en voyant l'arme de guerre m'a dit que c'etait interdit... Et on m'a dementi tout ca la haut, mais pour les dernieres 5minutes.
Plein de reflets des lumieres interieures sur les vitres, oblige de cacher un peu avec ma chemise deboutonnee... C'etait a l'arrache!

 

 

Je vous en mettrai 1 ou 2 autres plus tard, elles sont trop bourrins en pixels pour etre chargees.

 

 

Hyde Park rapido sur le chemin du retour, faut pas trainer, le japonais doit commencer a s'inquieter pour son trepied....

 

Tout est plus facile avec un trepied, sauf de voyager. Et vous verriez mon sac charge jusqu'a la mort, avec couverture et chaussures qui pendouillent... plus moi "le monsieur qui peut rien jetter". On songera a un trepied une autre fois. Je suis passe peut etre 50 fois devant cette cathedrale et je sais toujours pas son nom. Je garde mon capital memoire pour les temples en Asie.

Voila y'en aura encore un peu sur Sydney. Je l'ai fait vite, mais c'est histoire que vous ayez 3 images a regarder entre deux grosses sessions fois gras et vin rouge!!!!  Et le 25, ya jamais rien a la tele.
Ya personne non plus sur les pistes, un bon jour pour aller rider.

JE VOUS SOUHAITE A TOUS UN JOYEUX NOEL LES POULETS!

MERRY CHRISTMAS  comme ils disent ici, sous le soleil de plomb!

Une avalanche de bisous a chacun.

 

par gregory publié dans : travelgreg
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Mercredi 13 décembre 2006

Traversee en Ferry (tiens c'est le premier depuis le debut de mon voyage) le lendemain pour l'ile du Sud. A l'unanimite des touristes et des Kiwis, elle offre des paysages encore plus sauvages et saisissant. Malheureusement le temps n'est vraiment pas de la partie, et dans 6 jours maintenant c'est l'Australie.

On traverse la region de Manheim, une des principales regions viticoles de NZ, et on trace ensuite a Nelson, ou l'on reste enfermes 2 jours dans le camion faute d'un temps epouvantable. On sortira le museau dehors juste pour aller sur internet et prendre des fessees a 4 euros de l'heure! C'est donc pas ici que tu mets le blog a jour, meme si le temps s'y prete...

 

 

Apres ces 2 jours, le soleil est de retour, et c'est pourtant le moment de quitter Sergio et Seb. Tchao les cocos, merci pour ce joli bout de route, et RDV peut etre quelque part en Asie.

http://tripworld.over-blog.com 

voici le lien qui vous amene sur leur Blog, ils sont encore scotches a la frontiere Bolivie Chili a l'heure actuelle, mais dans peu de temps vous pourrez vous faire une meilleure idee de la Nouvelle Zelande car les loulous y restent 2 mois entiers! Et ils ont fait un tres bon choix.

C'est une journee de stop qui m'attend direction Kaikoura, au milieu de la cote est de l'ile. Et le stop en NZ n'est pas cadeau comme je le pensais. En tout cas faut pas penser a une eventuelle solidarite avec les autres voyageurs en camping car. Et encore moins avec les camioneurs qui traversent l'ile, ils ont pas l'air d'humeur... 15 minutes de plus et j'aurais lache l'affaire pour la premiere fois de ma vie. Beaucoup aurait arrete bien avant, mais ceux qui me connaisse savent a quel point je suis patient et obstine par la meme occaz. Au final, une maman et son fils de 5 ans qui m'embarquent.
Cale a l'arriere, il ne me faut pas 40 minutes avant de lutter peniblement contre mes yeux qui se ferment... Un combat de chaque instant. Le feeling n'est plus la, je ne comprends pas la moitie de ce qu'elle me dit, je ne suis pas interessant, et je n'ai plus envie. Une de ses questions m'a meme arrache d'un  sommeil  profond qui s'etait empare de moi... Bref dure journee, et j'hesite a profiter de l'aubeine? et de poursuivre jusqu'a Christchurch, la ville ou je dois prendre l'avion pour l'Australie dimanche.
Je n'opte finalement pas pour cette facilite la, demain petite ballade dans Kaikoura, et je rempile en stop pour Chistchurch l'aprem.

Le gout de la Nouvelle Zelande est en train de disparaitre, et je me tate  deja pour faire une semaine en Australie puis bondir rapidement en Asie... Le DEPAYSEMENT, c'est ca que je veux, c'est ca que cherche, c'est ca qui me fait avancer. C'est mon moteur pour le voyage. RENCONTRER, DECOUVRIR, ECOUTER, GOUTER, VOIR, SE PERDRE, SENTIR, PRENDRE ET APPRENDRE, EXPLIQUER ce qui peut l'etre, et RESSENTIR ce qui ne le peut pas... Le VOYAGE! Et non pas les VACANCES... 

Les 2 rencontres en stop seront tres interessantes pour me rendre jusqu'a Christchurch, l'autostop te permet d'avoir un contact different avec les locaux, ou tout au moins un contexte different de celui du bar le soir.
Ca commence avec un representant, qui me lance dans une reflexion assez profonde sur nos "soucis" en france, afin de comparer avec la NZ. Pas evident de synthetiser en Francais et de bien tout expliquer sans se melanger les pinceaux, alors en Anglais... Qu'importe! Mon cerveau marche au top aujourd' hui, on se comprend dans les grandes lignes, puis au moment ou il me droppe a une intersection loin de tout, on continue a tcharrer de longues minutes en plus tellement il y en a a dire.
La meme avec le suivant, et moins de 15 minutes d'attentes, un voyageur, surfer, pecheur, apneiste et toute autre sorte de sport, les sujets de conversation ne manquent pas, et j'essaie de  travailler mon anglais... chose que je n'ai pas beaucoup faite jusqu'a present.

Arrivee a Christchurch avec le soleil qui innonde la ville, et cette petite impression de "trop chaud"est bien agreable. Ca rappele nos premieres journees ensoleillees de juin. Et le bruit des tondeuses qui ressortent alors que t'es enferme en classe,  ton esprit essayant de suivre laborieusement  le cours... meme s'il prefere se laisser envahir par le souvenir des etes precedents. Pourquoi je parle de ca moi? Ca fait 7ans que j'ai fini les etudes... Surement parce que je suis un eternel reveur! J'ecrirai quelques lignes a ce sujet, meme si l'on a tous vecu ces moments avec l'arrivee des beaux jours.
Ca doit pas vraiment vous parler, en ce moment vous etes la plupart dans mon cher Sud Ouest froid et humide, les plus chanceux a Mayorca ou Barca en Espagne, ou  encore les pieds dans la neige en station.

 

 

Christchurch laisse une tres belle premiere impression. La plus grande ville dans l'ile du Sud, mais pas de buildings, une atmosphere tres decontractee, et toujours l'architecture anglaise, les belles pelouses, et  meme la petite riviere qui traverse la ville: Ohh, It's so british..!

 

 

Meme les piafs ont droit au tea time ici, avec le bon muffins "maison" qui va bien. Autant je chie tres fort sur la gastronomie britannique, mais les muffins... faut reconnaitre que certains ont un sacre potentiel por te faire voyager. Meme les moins gourmands.

 

 

Avant dernier en a Christchurch, je sors avec un breton. On pars  rejoindre un petit groupe de l'hotel dans un pub ou se deroule un petit concert. Un peu en retard car j'ai oublie mon passeport qu'on vous controle systematiquement a l 'entree des bars et des boites en NZ. Alors qu'on  marche un peu speed en chemin, 2 regards qui se croisent et qui font un vrai choc sismique. Le siens, le miens. 8.5 sur l'echelle de Richter. Une situation qui arrive parfois sur les trottoirs peuples, 2 regards qui s'entrechoquent, et bien souvent il n'y a pas de suite, en tout cas pour moi jamais, ma timidite oblige. Mais la, c'est beaucoup trop fort, beaucoup trop brutal. Apres 2 interminables secondes, nous sommes a niveau, puis nos chemins s'eloignent desormais. Je retournes la tete une premiere fois, une deuxieme, une troisieme, puis une quatrieme fois ( c'est dire si je suis lent a comprendre et a agir...) et elle a toujours ses deux yeux fixes sur moi. On se retrouve arretes, face a face, 10 metres entre nous, et tout les deux les mains au visage. Definitivement, c'est different des autres fois. Ca n'a jamais atteint une telle intensite. Pour elle non plus au vu son visage, et de ses 2 mains superposees sur ses levres. Et ce n'est absolument pas une petite bombe de 25 ou 30ans taillee dans la roche. Pas du tout, la c'est Madame...foudroyante de par son eleguance. On peut meme plus parler de charme. C'est une femme qui a la grande classe. Une perle des iles. Impossible de deviner si elle est d'origine Maori, Asiatique, ou encore polynesienne, elle est tout ca a la fois. Et naturellement "bronzee" comme j'aime. Une vraie femme avec une vraie robe de soiree. Une princesse. Et moi, greg de Figeac, les dreads en palmier et le jean tout dechire...(Promis Maman j'en achete un demain!) Un decalage enorme qui rend le truc encore plus fou, et un peu plus difficile aussi. Je me rapproche doucement, tu peux meme plus reflechir a quoi que ce soit, tout est fumant! La discussion qui commence et le baise main qui s'enchaine aussi naturellement que rapidement. En France, tu passerais pour un blaireau, mais la elle a fondu. Nos regards qui brulent.
Puis c'est la que ca commence a chuter. Ses amies qui arrivent, le breton (gentil mais boulet) qui debarque alors que je fais tout pour m'intercaler de maniere a le cacher. On se fixe rencart dans une boite un peu plus loin pour dans 20 minutes, et on se quitte chacun sur notre nuage. Puis apres, je me rend plus compte de rien. Le temps de se debarrasser du collegue, de boire une pinte qui me parait interminable, une discussion qui dure  en profitant rapido du concert, je me pointe 45 minutes apres a la boite, FERME.
CONCLUSION: je suis un sacre gros blaireau, je recule quand il faut avancer, je serais sorti seul comme je le fais regulierement maintenant, ca ne se serait pas passe comme ca. C'est entierement ma faute, je paie cher cette demi heure toulousaine....

Je garde quand meme un tres bon souvenir de ces 5 minutes... qui n'auront servie a rien au final! Mais une vrai irruption volcanique, et le regret qui n'y ait personne pour valider...
Et le lendemain, je me suis achete le jean et la chemise bien classe, le tout 13 euros dans une friperie ( vous me croirez jamais que c'est classe a ce prix la...mais bon! pensez ce que vous voulez...)

 

 

Un "gabarrier" qui promene les touristes le long de l'Avon, la riviere qui traverse la ville. Silence, calme, tranquilite... A l'image de Christchurch. C'est tout paisible. Juste en dessous, on se promene dans le Botanic Gardens. La aussi, le stress il faut vraiment le chercher. Un gamin qui pleure? Non j'en ai pas vu. Un Japonais qui t'empeche de faire une photo? C'est pas grave on a le temps. Un oiseau qui te chie dessus?  Non ca m'est deja arrive en Bolivie, pas 2 fois quand meme..! Non serieux j'essaie de trouver, mais la, ya vraiment rien qui puisse te perturber. Meme le nom en latin des plantes te fait plaisir! Et en   26 ans, c'est bien la premiere fois que je suis reconcilie avec le latin... 

 

 

Parva rosa, Parvam rosam, Parvais rosais.... Il m'en fallait pas plus pour m'evader sur "ma petite planete"... J'etais deja loin, tres loin. Seul mon prenom prononce par la voix de Madame Ratelli (plus rarement la sonnerie du college) pouvait me faire revenir a la realite. Et apres "Gregory?" , il suivait generalement un long blanc... C'est toujours mieux que repondre a des annees lumieres a cote!

 

 

Un arome. Ca a toujours ete la seule fleur que j'adore. Pour sa simplicite. L'odeur, la forme, ya rien de complique. Et un seul peut suffire, pas besoin necessairement d'un bouquet.

 

 

Le dimanche matin, je regarde le France New Zealand, dans un immense bar amenage en gradin, et une severe branlee pour les bleus....50 a 3! Une trentaine de grands ecrans disposes un peu partout, donc un immense qui fait penser a un ecran de cinema. Festival de courses, de relances, de percees dans la defense bleue, et des beaux essais des ailliers blacks (qui se sont regales tout le match compte tenu des ballons qu'on leur a file). Le bar entier qui gronde a chaque acceleration, et mon ventre ecrase par cet engouement general. On se fait discret a la sortie, meme si les kiwis ne sont pas absoluement pas chambreur comme on pourrait l'etre chez nous.

C'est l'heure ensuite de tracer a l'aeroport, direction Sydney. Et un espagnol comme voisin dans l'avion, ca fait toujours plus plaisir qu'un coreen ne parlant pas anglais... D'ailleurs j'en avais deux dans le dos, fallait voir comme ils hurlaient tellement ils etaient bourres...

 

 

 Bye Bye NeW ZeAlAnD!

 

 

 

 

Je finis quand meme avec la photo d'une photo maori, car on n'en voit plus vraiment... Dans le Haka, la danse guerriere des hommes que l'on a tous vu une fois lors d'un match des blacks, la langue tiree et les yeux exorbites sont  signe de defi. C'etait juste pour la petite histoire.

par gregory publié dans : travelgreg
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Samedi 9 décembre 2006

Apres une nuit sur Wanganui,  et un 9 trous le matin, on prend la direction de Wellington, a la pointe sud de l'ile du Nord. Un dernier graillou le long de la cote ouest: pate,faufifon, et toujours ce satane pain de mie...15 jours de NZ, et j'en ai deja mange pour une vie entiere...Et parfois dans les villes, tu apercois des panneaux "boulangerie francaise", mais  un coup d'oeil de l'exterieur, et ca t'effraies.

La seule bonne surprise, c'est Karine qui m'a reconcilie avec les chips, elle a decouvert le paquet special qui tue tout, avec des aromes bien artificiels de citron, menthe et fines herbes...et je dois encore en oublier.

 

Arrivee sur Wellington en fin d'aprem, et je suis tout excite d'arriver ici. Je crois que j'ai pris gout aux grandes villes depuis le debut du voyage, chose qui ne m'attirait pas franchement auparavent. J'y aime l'agitation, les bains de foule, les lumieres et l'atmosphere si particuliere la nuit... Et depuis mes derniers moments passes en  Amerique du Sud, j'eprouve le besoin de sortir. Ca m'arrive pas souvent, mais je suis dans ce style de periode en ce moment, et j'ai les 2 pieds dedans. A choisir, je prefererais toujours la campagne, mais le soir a part un coucher de soleil, et le chant d'une becasse, ya pas grand chose a faire... On a occupe nos soirees en camion avec un petit aperitif pour commencer, le graillou  ensuite, puis des sessions poker (les loulous ont accroche direct) avec des demi allumettes en guise de jetons...
Ce fut donc bien sympathique, mais quand tu arrives ensuite en ville, tu te sens comme un loup, voir comme un petit demon, et t'as eu le temps de charger les batteries.
Apres plusieurs jours passes dans la campagne et dans les petites bourgades, tu te sens porte par un nuage lorsque tu t'engouffres dans cette jungle de buildings et gratte ciel.

 

 

Le scenario ideal pour moi dans les capitales, c'est un ou  plusieurs musees, un graillou au marche, et bamboula le soir. Et ya matiere a faire a terme de fiesta a Wellington. Seul probleme, ya que le "cafe des sports" qui nous accepte Seb et moi. On a beau essaye de cacher les shoes de trek avec les jeans, les golgoths aux entrees ne controlent quasiment que les chaussures. 
J'ai  zappe le nom du quartier, mais c'est un  vrai bordel, ou se melangent tout les ages et toutes les modes. On est arrive ici en pleine coupe du monde des "oldies", les veterans du rugby... Pas la peine d'en dire plus sur eux, apres ca j'ai ete surpris par la quantite de Gothiques... Eux, j'ai jamais trop compris, faudra que quelqu'un m'explique. En tout cas, la bouche cousue par les piercings, le maquillage a la "Oncle Fetide" dans la famille Adams, sans parler des costumes, ils sont toujours jolis a regarder...Et ils sont un peu comme des renards dans la ville, tu les apercois rapide, restant toujours mysterieux et tu sais jamais ou ils vont. Apres ya les clochards, les fashions, les backpakers, les zicos, et toujours quelques inclassables... Comme dans toutes les grandes villes vous me direz.

Apres notre face to face au sport bar, Seb decide d'aller se coucher en prevision du samedi soir. Impossible pour moi, ces sirenes de la nuit tout autour de nous  me maintiennent bien trop eveille.  Et puis c'est quand t'es seul que tout se passe. Aucun rapport avec le Seb, mais 10minutes apres, la bonne etoile allait frapper. La bonne parole, avec la bonne personne, et me voila rentre dans un des meilleurs spots de la ville, entoure de 2 DJ qui me permettent d'eviter la longue queue, et surtout le controle de mes salomon aux pieds... Hard house au programme, shooter qui m'est offert d'entree, cris et sifflets, des gens a l'interieur vraiment revoltes, la machine est bien huilee et la soiree deja enflammee...

Une des choses que j'ai decouvert dans ce voyage, c'est de sortir seul. Strange la premiere fois, mais t'y prend vite gout, puis ca devient ensuite une necessite. Operation que je renouvellerai en France sans hesiter. L'endroit n'est pas bon? Tu changes. Tu drives toi meme ta soiree, tu deviens acteur en quelque sorte. Pas de soirees pourries, soit tu changes, soit tu rentres auquel cas tu as essaye, soit tu te regales...
Et je le dit que maintenant, mais apres deux mois de voyage, c'etait deja decide, desormais ca sera vraiment dur d'entreprendre un voyage a deux. Plus d'opportunites, et des moments plus forts. Vous inquietez pas, je suis pas non plus en train de devenir autiste ou schizophrene! Tout va bien de ce cote la. 

Je sors de cette jungle au petit matin, avec un locale pas si locale puisqu'elle etait Thailandaise. Un autre avant gout d'Asie (apres les sushis), et surtout une petite nuit dans un grand lit.
Ce grand lit blanc, tout bien dresse, dans le silence et l'obscurite. Un havre de paix, apres cette longue bataille electronique, bruyante, desordonnee, le son qui te martele les oreilles, les entrailles et les pieds.
Un petit paradis bien range, apres un grand bordel destructure. Scenario parfait, en tout cas mieux que de rentrer solo au camion...
Et le gros plus, c'est que tu sens tout bon, car dans les clubs en NZ, c'est interdit de fumer a l'interieur. Ya des terrases amenagees pour les fumeurs. Ca fait la difference, les yeux qui ne sont pas grignotes par la fumee, et les sappes qui n'ont pas la vieille odeur de cendrier. D'autant plus appreciable quand tu voyages et que tu n'as pas la machine a laver qui tourne en claquant les doigts.

Le lendemain, j'achete sans hesiter de vraies chaussures pour remettre ca le soir. Ca fait un peu chier parce le sac est charge au max, mais entre la NZ et l'Australie, je les exploiterai, c'est sur. C'est plutot les shoes de trek qui vont me saouler a present (pesant et encombrant). En plus, j'en aurai besoin que dans 4 mois pour cloturer le voyage en Inde et au Nepal.  

 Decouverte du musee Te Papa, un bel edifice pose au milieu du fameux port de Wellington. Gros musee ou il est impossible de tout lire tout faire dans la journee. Tout y passe sur 6 etages, l'histoire de la planete, la tectonique des plaques, et les catastrophes naturelles, l'histoire de la NZ, sa deforestion, les animaux de la prehistoire jusqu'a aujourd'hui, le rechauffement, la culture maorie ( en voici un exemple ci dessous), des peintures classiques, contemporaines, des sculptures, une poignee de photo (mais yen a jamais assez), un combi Wolswagen sur  le toit ( que tu te demandes comment ils l'ont fait passe la )...

 

Vraiment bien fait et tres interessant, gratuit, mais en anglais....Non rien a redire pour de vrai, si ce n'est qu'a mes yeux, c'est un peu trop la Foir' Fouille pour un Musee.

 

 

Au dessus, la representation de divinites Maories, et en dessous un temple Maori que j'ai ete con de photographier sans flash... C'etait interdit, mais je te raconte pas comment les japonais et les coreens ils tartinaient avec les flashs.. tu te croyais a l'Axye.

 

 

 

Et la bonne surprise, c'est qu'on squatte le parking depuis 3 jours sur le port de Wellington, sans etre vraiment au courant de quoi que ce soit. Et il se trouve qu'on est plante la au bon endroit au bon moment..
Ce samedi soir, c'est le "Guy Fawkes", le plus grand feu d'artifice de l'annee. Et avec les lumieres du port en toile de fond, c'etait une pure merveille. Je suis franchement pas tres bon public en matiere de pyrotechnie, mais la...... mais la, on atteint sans problemes voir on depasse le niveau des championnats du monde de feux d'artifices de San Sebastian.

 

 

La encore un grand angle, ca aurait tout claque.... Et l'erreur du debutant, l'euphorie, voir la meme excitation qu'un enfant, et tu prends des photos des le debut afin de rien rater de cette magie, mais avec des poses de 20 secondes, t'as vite fait de siffler ta batterie... et de retrouver "a poil" avant meme la moitie du spectacle
Et la foule qui a chaque grosse detonation, lance un grand "ooohhhhh" general, suivi d'un "wwwouaaaahh" d'emerveillement... Ce jeu de lumieres embrasant le ciel, et  illuminant le port entier. La magie qui t'emporte. Et a deux reprises, on se fixe dans les yeux avec le couple voisin pour etre bien sur qu'on voit bien la meme chose... Besoin d'une complicite. Trop beau, trop long et trop fort pour tout encaisser seul.

 


 

Meme la pleine lune s'est invitee a la fete. Dommage de n'avoir aucune image du final, mais j'apprends, et je me ferai plus baiser de la sorte...
Et pendant ce temps, l'imperturbable Seb....qui prepare une omelette dans le camion en regardant le spectacle "par la fenetre de la cuisine". Incomprehensible! Comment tenir en place avec un tel boucan et une telle foule... Moi j'aurai laisse l'omelette bruler et le camion avec... mais il faut  un calme a toute epreuve pour rester fixe en face de la gaziniere et manier la spatule tout en observant le feu d'artifice.
En tout cas, l'omelette etait au poil, juste apres le spectacle et le vent glacial venu de l'ocean. Merci a lui, et une pensee pour Karine qui a du s'envoler 2 heures auparavent pour la France. 22h d'avion je crois, il fallait du courage pour venir jusqu'ici.

Et le lendemain, a la une des journaux, des departs de feux, une trentaine de vols et agressions, et des gars bourres sur la voie publique!... pour ce qu'ils presentent comme la soiree la plus dangereuse de l'annee, en tout cas avec le plus de debordements. Rien a voir avec nos week end en France, nos voitures brulees, ou plus simplement (et je suis desole de le rappeler) la derniere sinistre fete a Figeac.
Non vraiment les Neo zealandais sont de vrais moutons.

Le moins marrant a Wellington, ce sont les raffales de vent qui te glacent sur place tellement c'est humide, et elles sont parfois si fortes qu'elles bloquent litteralement ta progression le long du port. Tu peux t'incliner de tout ton poids vers l'avant et rechercher la chute, ya rien a faire, pas bougeard. Et toujours a cause du vent, les sifflements ultra stridents du mat des bateaux, ca te parait une symphonie la premiere heure, mais devient tres vite une rave party alors que tu essaies de dormir.

 

Et le dimanche soir, apres 2 nuits tres courtes et les yeux devores par 3 heures d'internet, je passe pas devant un putain de concert de jazz. La grande classe! J'ai toujours aime ca, mais je ne m'y connais pas assez pour vous decrire precisement le style. En tout cas, ca sonne comme tout ce qu'il y a de plus Jazz!
Et ca me fait l'effet d'un electrochoc! Et aucun passant qui progresse  sur le trottoir en restant indifferent. Tous bloquent, ou s'arretent. Je cours chercher les collegues, et nous voici installes peu apres avec un Earl Grey sur la table. Et le sourire eclatant malgre une autonomie de batterie assez faible.  2 anciens a la batterie et a la contrebasse, qui vivent tellement leur musique qu'ils n'auront les yeux ouverts pas plus de 5 minutes dans tout leur concert.

 

 

Et la, il manque un Brog a tes cotes, qui te maintient sous tension, te poussant a aller de l'avant, toujours mieux toujours devant. Mais ces Messieurs jouent tellement bien, moi un peu timide et dans ces moments la tu te detestes parce que tu n'oses pas. Pourtant il y a des pires portraits a faire. Un bel exercice, ou plutot une belle opportunite que je ne saisis pas. Je m'en suis voulu pendant 3 jours... Au final je suis reste le cul visse sur la chaise a enchainer des petits cacas...

Ensuite le guitariste, puis le saxo... Le saxo qui sort autant de grimaces qu'il joue de notes. Des notes parfois si graves et tellement longues, qu'elles te tranchent le corps sur sa diagonale. Tu es pris dans la musique des la premiere note, et c'est un long voyage qui commence.
Et pour ceux qui aiment le jazz et surtout le voyage, je ne saurai trop conseiller "Sur la route" de Jack Kerouac, quelques "enerves" qui tracent la route en stop, en voiture et par tout les moyens dans l'Amerique des annees 50. Et avec ca, tout une ecriture qui transpire le jazz, si bien qu'a certains passages, le texte te leves et parvient a t'essouffler tant ca monte en puissance.
Un tres GRAND MERCI a Elsa et une pluie de bisous a Elsa qui m'a offert ce livre a ma soiree de depart. Peut etre un classique pour certains d'entres vous,  moi c'est pas la lecture  qui me tuera dans la vie... J'en suis a 2 bouquins en 6 mois de voyage... Pas que j'aime pas lire, mais j'ai pas le temps...
Et j'en finis avec le Jazz, en vous recommandant "Ballads" de Dexter Gordon, un saxophoniste ricain aujourd'hui mort. Un album a ecouter solo et pepere en bouquinant, ou lors d'une session champagne avec Madame une longue soiree d'hiver...

 

 

 

par gregory publié dans : travelgreg
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