Recommander

Mes nuits a...

PEROU-Lima-Huacachina-Cuzco
Aguascaliente-Ollantaytambo
Paucartambo-Shintuya
Jaizappelenom-Choquequirau
Arequipa-Cabanaconde-Juliaca
Puno-BOLIVIE-Copacabana-LaPaz
Coroico-Guanay-Rurrenabaque-
SanBorja-Trinidad-SantaCruz-
ValleGrande-LaHiguera-Serrano-
Sucre-Potosi-Tupiza-Desert Uyuni
ARGENTINE-Salta-Cordoba-
BuenosAires-Mendoza-CHILI-
Valparaiso-NOUVELLE ZELANDE
Auckland-Tauranga-MontManganui
Roturoa-NationalPark-Wakapapa-
Stratford-Oaonui-Wanganui-
Wellington-Nelson

Samedi 11 novembre 2006

Arrivee a Mendoza le matin, afin d'optimiser mes dernieres journees en Argentine d'une part et d'economiser des nuits d'hotel de l'autre. Mendoza est situe au coeur de la  plus importante region vignoble en Argentine et donc un climat agreable  toute l'annee, voir tres chaud l'ete. De nombreuses places dispersees partout dans la ville, de nombreux parcs egalement, et TOUTE les rues ombragees par d'immenses arbres style platane.

De grosses sessions internet pour rattraper le retard du blog, puis visite d'un domaine et de son musee du vin dans les environs de la ville. La aussi, j'en prend plein les yeux, mais pas plein le palais. La degustation propose 1 vin "special pour les visiteurs", qui n'est meme pas commercialise. Un doigt de vin blanc, la meme de vin rouge, loin de toi l'idee de cracher.

La peau d'un boeuf  qui servait autrefois de "bassin" pour pietinner les grappes, et le vin sortait directement par la queue pour remplir ces sacs en cuir.

Bon, il y a d'autres belles choses a  voir, mais je quitte la nouvelle zelande dans 2 heures, direction Dydney. Faudrait peut etre que je boucle l'amerique du sud, quitte a bacler un peu.

Grosse  degustation avec 3 francais rencontres a l'hotel, puis je prend le bus pour Valparaiso au Chili, sur la cote pacifique. Ce que je n'ai pas oublie, c'est d'aller acheter un enorme morceau de "bife chorizo" dans la boucherie d'un supermarche. J'ai pas trouve de vrai boucher dans le quartier, j'ai demande
600 grammes de la meilleure piece, et j'ai paye 8 pesos, l'equivalent de 2  euros. Presque tu lacherais du pourboire, "pour que le personnel s'amuse"...Et pas assez de debit de gaz dans la cuisine de l'hotel, pour que je puisse me la faire bien saignante. Decidement j'ai encore failli a ma mission.

C'est l'heure de quitter l'argentine, je sais deja que j'y reviendrai. Je finis avec un petit mot sur les femmes, qui sont peut etre ici les plus belles du monde. Impossible de rester de marbre, meme le plus "shaolin" de tout les moines en mangerait sa soutane. C'est tout simplement enervant tellement qu'elles sont charmantes.

Un gros drapeau pour l'Argentine, j'ai vraiment kiffe, meme si j'ai pas vraiment decouvert ses paysages, ses nombreux parcs nationaux, etc...

         

Par gregory - Publié dans : travelgreg
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 23 octobre 2006

Gros dossier Buenos Aires. Ca commence deja dans la nuit de  bus qui me mene a la capitale avec la rencontre d'une pire nenette, Jessica, une styliste de 34 ans. Elle en est a  sa 3eme collection de fringues, et elle est en pleine transition entre le monde des petits et celui des "grands", apres des annees d'acharnement. Un modele tres demande qui porte maintenant ses tenues, et une photographe de mode egalement, qui en contrepartie lui concoit son site internet. Vous pourrez voir tout son travail d'ici peu, pour ceux que ca interesse. Elle vient a Buenos Aires pour une journee shopping ou elle se re-equipe en tissus et autre. Elle restera finalement 4 jours...Ballades dans les differents quartiers, restos, achats de tissus dans l'equivalent du Sentier a Paris, et au final, decouverte de la capitale avec une locale, je demandais pas mieux.


Buenos Aires est sans aucun doute la ville la plus europenne d'amerique latine. D'ailleurs, pas mal d'architecture a la francaise encore une fois, ainsi que des echoppes ( bar, brocante, boulangerie...) avec des noms francais. Et ses quartiers en tout genre qui rappelent Madrid, Paris ou meme Naples.

San Telmo, on est plonge dans la france du 19eme siecle. Le quartier des antiquaires et des bouquinistes, plus des restaurants et des bars qui ressemblent a de vrais musees. Un riche patrimoine culturel et architectural, avec de nombreux artistes et intellectuels qui se sont implantes ici.

On peut voir  des spectacles de tango ou encore de milonga dans les rues, ca t'accroche des la premiere seconde. Sans deconner, le tango, CA DECHIRE! Faut zapper direct tout les prejuges du tango que dansent nos chers petits vieux dans les bals. Le tango a plus de mille facettes: concours, cabaret, electro, salon ou encore le tango de rue...Il y en a pour tout les gouts. Et la reference en la matiere, le maradona du tango, figurez vous que c'est un toulousain venu vivre en Argentine, Carlos Gardel! Cette musique exprime tout les sentiments possibles et imaginables: la tristesse, la peine, le deuil, la jalousie, mais aussi l'amour, la joie...Vous me direz le hip hop aussi...!, mais l'atmosphere ici est tellement plus saisissante, plus romantique, je peux pas dire plus artistique (car ca ne se compare pas) mais vraiment plus intense.

La ou j'ai fait le beignet, c'est que j'ai pas pris le temps de prendre le moindre cour histoire de delirer une heure ou deux, alors qu'on en trouve tres facilement. J'ai meme vu  un cour gratuit se derouler sur une  place le dimanche.

 

Ici une danse de milonga, rien que la musique, et cette femme ca suffirait, mais il faut avouer que ces deux hommes qui se la disputent ont vraiment la classe. Quand j'ai vu ca, j'avais l'impression d'avoir une bombe a retardement dans les mains. Et ya plein de  phrases qui  tourbillonent aussi dans ta tete: " c'est trop beau", "je veux pas que ca s'arrete", "faut trop que je vienne vivre ici apres mon voyage".....

 

Le quartier de la Boca, situe le long du port aujourd'hui envase et pollue, et entoure de nombreuses usines desaffectees. Surement pas le quartier le plus sur (encore que si tu t'eloignes pas trop  des rues touristiques, ya aucun risque) mais un des plus autenthiques (la ou est ne le tango ) et des plus nostalgiques.

A peine midi, et elle aurait voulu que je lui fasse danser le tango...Non pas vraiment envie la, j'ai le bus qui m'attend.

 Toujours le quartier populaire de La Boca, ou se situe le stade des boca juniors. J'adore me perdre dans le dedale des rues, mais la , c'est pas le bon endroit. Mieux vaut rester dans la zone touristique, ou tu trouves des galleries d'art tous les  20m, et toujours l' accordeon en fond sonore.

A droite, c'est toute une collection de capsule de biere. Un "Landart" un peu particulier, mais la aussi, c'est le quartier des artistes.

Apres, ya le quartier de recoleta, dans les quartiers chics, avec une vie nocturne tres animee, et un cadre tres parisien.

On y trouve aussi un grand cimetierre presente comme  1 site a ne pas manquer, ou sont enterrees des celebrites d'argentine et d'ailleurs.

 Une rapide ballade de nuit dans le centre de "BAires", parce que j'avais pas souvent l'appareil avec moi, ou que j'avais la flemme de le sortir.

Et meme une visite du metro, que j'ai pris pas mal de fois, mais pas toujours dans le bon sens ou dans la bonne rame.

On voit pas bien, mais un charme indeniable, on a toujours cette impression "d'ancien temps" et pas besoin ici  d'attendre l'arret total pour ouvrir ces vieilles portes de bois.

Ici la file d'attente pour le bus, tous bien alignes, pour laisser la place aux autres pietons. On se croirait dans la cour d'une ecole primaire il y 15 ans de ca. On est pas pret de voir ca place Wilson...
Ils m'ont bien pris pour un illumine quand je les ai pris en photo.

On te presente en vitrine des morceaux de viande de psychopathe en train de cuire a la broche, ya plus qu'a s'asseoir et a commander le morceau qui te fait rever. Je me suis pas quand meme offert ce petit luxe, mais on est vraiment au pays du boeuf. Et t'as beau etre au bord de l'ocean, t'oublies tres vite le poisson.

Bon la, je suis un peu bourrin dans la transition, mais c'est histoire de cloturer Buenos Aires en douceur. Je suis reste le week end apres qu'elle soit partie, une ambiance radicalement differente, et au final, un nouveau coup de coeur pour l'amerique du sud, Buenos aires que j'ai eu du mal a quitter.
Et merci a Madame pour ces quatre  jours de magie.

Par gregory - Publié dans : travelgreg
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Dimanche 22 octobre 2006

Ah l'Argentine, une pensee direct pour Sylvain et Lorena.

Les  2 premieres images que j'ai une fois la frontiere passee, c'est ce vieux bus amenage en snack, d'ou il se degage une terrible odeur de boeuf grille, enfumant tout le carrefour.Ce te fend le coeur et l'estomac d'entree. Egalement le panneau USHUAIA, 5571km. On verra ca pour une autre fois.

Le premier arret se fait dans le village de Humahuaca, un petit bijou avec de l'artisanat vraiment magnifique. Mais je me calme direct, je suis pas la pour acheter quoi que ce soit.

 Les environs ont la reputation d'etre exceptionnels, mais mon objectif, c'est avant tout de profiter de la viande, du vin et des filles. Et cela signifie passer son temps dans les grandes villes. J'ai fait beaucoup de pampa et de campagne entre la Bolivie et le Perou, place maintenant aux plaisirs charnels...

Arrivee le soir a 22h a Salta, la ville qui m'a le plus plu en Argentine. Un charme fou, et une population exceptionnelle. Une tres bonne fiesta a coup de pichets de sangria jusqu'a tres tard, en compagnie de 4 jolies argentines. Le ton est donne.

Et une architecture a la francaise...Plus je vais progresser en Argentine et moins je vais prendre de photos. On se sent vraiment en Europe dans chacune de ses grandes villes, et j'ai l'inspiration et l'envie de photographier qui vont peu a  peu degringoler.

Curieux de voir ce qui se passe dans ces salles de jeux, non je ne joue pas le moindre centime a ces machines qui t'abrutissent plus qu'elles te rendent riche, mais par contre qu'est ce que ca me manque un bon poker entre pots. Oh les figeacois, racontez moi un peu ce qu'il se passe, et ne me dites pas que c'est ce vieux renard d'Alex qui continue a s'engraisser sur votre dos. D'ailleurs vous etes pas mal a venir vous rincer l'oeil sur le blog, mais pas beaucoup a en envoyer des news. Alors c'est l'heure de vous sortir le doigt et de prendre votre clavier a 2 mains. Remarquez, j'en n'envoie pas non plus, mais ce blog me prend un temps enorme, et je compte plus toutes les journees de voyage sacrifiees... 

L'argentine, c'est LE pays du mate, de nombreux melanges d'herbes qu'ils boivent tout au long de la journee, se trimbalant chacun avec ce pot magique, le paquet de mate, et leur  thermo d'eau chaude. Un regal pour ceux qui aiment le the et les infus.

Autre fait marquant, le football qui est une veritable religion ici: je suis tombe sur le fameux classico entre Rivers plate et Boca Juniors, le grand derby entre les 2 clubs de buenos aires. LE match qui divise le pays en 2. Ca a la meme ampleur qu'un paris-marseille, un milan-inter de milan, et un barca-real reunis. Et dans tout le pays les socios sortent et font la fete, comme si ca bringuait dans les rues de Rennes quand Marseille gagne, vraiment hallucinant.

Quelle allegresse dans les rues de Salta! Il y a surement le dimanche qui aide, mais j'ai remonte une rue sur plus d'un kilometre, et je n'ai pas croise un seul visage sans le sourire.Et pourtant je me suis acharne a ce petit jeu durant de longues minutes, et tu n' apercoit que des visages avec le smile scotche. Le peuple argentin respire la joie de vivre plus que tout autre. Sans la moindre hesitation, le peuple argentin est le plus amical que je connaisse. En seulement 3 mots, ils ont l'art et la maniere de te mettre super a l'aise, une sorte de fraternite qui se met en place des les premiers echanges, que ce soit avec le taximan, le gars de l'internet cafe ou encore le marchand du boui boui. Une sorte de "cosmo energie" (me demandez pas ce que ca signifie) qui leur est propre. Je suis tombe direct sous le charme.

Exemple meme, ce couple que je ne connais absolument pas, qui joue avec moi qui prend des photos, et qui s'arrete pour tcharrer avec moi comme si on se connaissais depuis 5 ans.
Et je conclue avec un dernier exemple, ca s'est passe plusieurs fois dans les couloirs du metro alors que je bloquais  sur le plan des lignes, des personnes qui s'arretent pour me demander ou je vais et me renseigner ( sans que j'ai demande quoi que ce soit ). Ca me parait inconcevable en France et dans beaucoup de grandes villes europeennes. 

Ces 2 photos, je les ai prises dans un hotel bien classe, avec toute l'architecture coloniale qui va bien.

Malheureusement, je ne peux rester que 24h a Salta, et je trace a Cordoba voir si je peux retarder mon billet d'avion, chose qui sera faite et la date repoussee de 8 jours pour mon plus grand plaisir.

Ca me fait quand meme mal au coeur de quitter si vite cette jolie ville, mais ca n'est que mon deuxieme jour , et j'ai deja envie de venir vivre ici quelques mois. Tout est beau ici, la ville, les gens, il fait doux toute l'annee (il n'y a pas de saison), et l'accent argentin est le plus beau.

2 photos de nuit en speed avant de sprinter la gare routiere, bye bye Salta, je reviendrai.

 Arrivee le lendemain a Cordoba, LA ville etudiante du pays avec 7 ou 8 universites au total, et de beaux vestiges de l'architecture coloniale. C'est egalement ici que je delaisse l'appareil photo. Pas de motive a l'hotel pour se faire une parrillada (viande grillee), c'est pas grave, j'y vais solo, ce soir je me sens capable d'avaler une vache entiere. Et la nature humaine fera qu'en 2 secondes, je suis pot avec les 2 tables voisines, dont une table de francais, mais c'est pas vraiment eux que je recherche.

Regardez moi ces 2 bouts de viande, je vous assure qu'on voit pas bien, mais ils sont vraiment enormes. Moins de 50 balles le repas, c'est tres bon marche, mais c'est la premiere fois que je me lache comme ca dans tout le voyage. Autre gros dossier en Argentine, le vin. J'en ai goute des bons et ya rien a dire, mais ils m'ont pas enchante comme en France. On trouve beaucoup de Malbec, un cepage bien prononce venu tout droit de France et pourtant peu developpe dans l'hexagone. Et un des endroits ou l'on en trouve facilement, c'est justement dans la region de Cahors.
La viande, elle est vraiment excellente, confirmant sa reputation internationnale, tendre comme jamais et un gout vraiment terrible. Pourquoi elle est pas comme ca chez nous, ca viendrait (et je parle au conditionnel car je detient pas la verite)   de la maniere dont ils coupent le boeuf. Par contre, t'as beau demande "sangriante", "vuelti vuelta", ou meme "casi crudo", ya rien a faire, tu l'aura toujours "a point".

Le lendemain, je me fait embusquer par Martial, ancien chef de bord Air France, qui vit maintenant en Argentine et monte des circuits pour les motards. Personnage tres interessant, et la journee sera trop courte pour qu' on ait le temps de faire le tour, tant on n'en a a dire. Direction l'ancienne maison du Che devenue un musee dans la ville d' Alta gracia. Je vois deja les mauvaises langues dire "encore!", non je ne suis pas un fan du Che,  il n'a pas fait que des choses bien, mais ca restera toujours un grand personnage. Et d'ailleurs j'en apprendrai enormement plus ici qu'en Bolivie, ou les infos etaient assez pauvres, et ou les gens racontaient un peu ce qu'il voulaient.

Oui oui oui, c'est bien Jean Paul Sartres, quand l'existentialisme et le communisme se croisent quelque part sur les routes d' amerique du sud.

En dessous, la derniere lettre d'Ernesto envoyee a sa famille.

 

Tu te souviens Cyril, quand on garait la voiture derriere les buissons, et qu'on debarquait habilles comme ca directement au trou numero 10, on nous laissait tout juste 45 minutes et encore c'etait deja beau...  J'adore le golf, et j'avais ma propre discipline, le Golf core. C'etait quand j'avais pas de sous et que je debutais au golf, il suffisait de s'incruster sur le parcours et profiter un max sans toutefois pertuber les autres joueurs. Et quand le gadgio du golf vient te virer, tu te montres bien courtois, t'y laches un grand sourire, et tout en le prenant un tout petit peu pour un con, t'y reponds: "je savais pas"...C'etait la seule alternative, ou sinon j'allais parfois jouer dans les champs de moutons sur les hauteurs de capde: ils broutent l'herbe a ras, de la meme maniere que sur un green.

Au dessus, quand il etait ministre au gouvernement cubain, et en dessous, "la vigoureuse" ainsi qu'il a appele sa moto avec laquelle il a sillone l'amerique. Il etait aussi un grand fan de lecture, d'echec, de rugby, de golf, de photo, et de baseball malgre ses grosses crises d'asthme, qui l'ont handicape toute sa vie.

Une derniere, et je vais prendre ensuite le bus pour Buenos Aires, car j'ai retarde une nouvelle fois mon billet. L'amerique latine me retient par les trippes, et rien qu'a l'idee que je vais parler Anglais pendant 8 mois, j'ai pas la moindre envie de partir.

 

Par gregory - Publié dans : travelgreg
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Samedi 21 octobre 2006

Apres une  longue nuit de  reflexion, ou je me tate entre foncer direct en Argentine ( il me reste que 9 jours ) et decouvrir le desert bolivien moyennant un tour, je decide finalement de boucler la boucle en bolivie, et de ne pas rater ce que beaucoup presentent comme la perle du pays. Et vous allez tres vite voir que j'ai fait le bon choix.

C'est parti pour 1350km de 4x4 a travers le desert, en compagnie de Consuelo, du Brog, d'1 allemand, d'1canadienne, et de 2 anglais, sans oublier don Hugo notre chauffeur-guide-mecano, et dona Christina pour la cuisinne. Aussitot sorti de Tupiza, on est deja dans le bain. De grands espaces qui vont se succeder avec une incroyable diversite. En une seule journee, j'ai vu un echantillon de tous les deserts possibles et imaginables. Seule exception, les immenses dunes de sables telles qu'on peut les voir au Sahara, mais ca c'est prevu lors d'un prochain voyage en deuch...

Ohh dread, natty dread... J' aurais pu m'en faire un putain de poncho, mais Hugo le chauffeur nétait pas tres enthousiaste. J'ai goute le lama en chicharon (petits cubes de viande) et ca a un sacre bon gout. Il me tarde deja de gouter un vrai steack de cet animal plutot sympathique.

A ce moment meme ou j'ecris, je viens d'arriver en Nouvelle Zelande (ya 2 h exactement), je vois des grandes tours, et des chinois partout, ca fait un mechant decalage et je comprends plus rien a la vie!
Bref, ma seule envie est de me mettre a jour avant de reprendre la route, je vais donc la faire assez court.

Pour resumer tout ce qui m'a emerveille...

Ces troupeaux de lamas parfois accompagne d'un berger, et pas une seule trace de vie 50km  (et souvent plus ) a la ronde, pas d'eau, pas de maison, rien!! Le desert. Comment font ils pour vivre!??! Avec quoi ils se nourrissent??!! Ca te parait effarant.

Comme vous pouvez le voir, je vous met plus de photo, et aussi plus de bordel. Ca correspond pas toujours.

Le petit hameau surgit de nulle part, ou 5 familles tout au plus survivent, les hommes travaillant dans une mine d'argent, et les femmes gardant le troupeau, ou tissant la laine.

Autre decouverte saisissante, ce village de mineurs abandonne il y a tout juste 40 ou 50 ans apres que le diable soit apparu face a un mineur et que celui ci ait accepte le pacte. On est tout fou avec le Brog, on y resterait une demi journee a explorer les maisons, ou encore a grimper jusqu'a la mine abandonnee. Mais on est dans un tour, le guide est un peu tendu, et le vent glacial decourage systematiquement les autres passagers qui ne s'eloignent jamais plus de 10 metres du 4x4. On doit toujours faire un peu plus vite.

Je profite de l'arret dans un village minuscule pour foncer a l'ecole. Le genre de rencontre qui marque les esprits. Les enfants histeriques, et le professeur qui me demande pas a moi comment on ecrit "thank you" en anglais. Attends un peu, je chope la craie et me retrouve face au tableau, 6 annees apres l'avoir quitte...J'y ai ecrit "merci" en anglais, en francais, en allemand, en finlandais ( il avait pas la moindre idee de la ou ca peut etre) et en tunisien (il y en a pas beaucoup qui passent dans le coin)...Du delire, et j'espere un petit voyage pour les enfants.

On aura vu egalement plus d'une douzaine de lagunes toutes plus belles les unes que les autres: des rouges, des bleues, des blanches, ou encore vertes. Certaines avec des lamas, d'autres avec des flamants roses.Tu flippes comme c'est beau.

Quand tu vois ce genre de spectacle, t'es serein, et le sourire te dechire le visage en 2 pour tout le reste de la journee.

La traversee du parc national Eduardo Avaroa avec du Dire straits pour accompagner le coucher du soleil. Pas besoin de dire quoi que ce soit. Ya juste a ouvrir les yeux et fermer sa gueule.
Ce que j'ai pas dit, c'est qu'on a quand meme eu droit a "Vamos a la playa" et "Boys boys boys" l'aprem dans la jeep: ambiance...

Chuuttt! Celle la au dessus, elle est pas loin de la perfection. Merci a Brog qui a demande au chauffeur de s'arreter alors qu'on etait tout juste remonte depuis 2 minutes.

On a vu aussi le desert Dali, des paysages dont s'est inspire le peintre, ou l'on peut voir le desert venir mourrir au pied de la cordillere des Andes. Peu apres un passage a 4700m, arret dans des bains d'eaux chaudes, un pied pas possible accentue d'autant plus par un vent glacial.

Le Brog qui exprime sa joie, Jacob l'allemand qui prend la photo (c'est un peu flou..) et moi a poil (desole pour les boliviennes aux fenetres )qui fait le run de ma vie jusqu'au bassin. Un froid assassin.

Un peu fade apres ce qu'on vient de voir, mais c'etait  un petit spot sympathique ou je me suis arrete pour faire caca.  Et juste en dessous, un RENARD DU DESERT! UN VRAI! Beaucoup en parlent, mais ils sont pas nombreux a en avoir deja vu...Cette photo elle est pour Cecilien de clermont alias "l'aigle",  pour Aude de tres haut en france alias "babouin", et pour toute la "Maleze connection".

Une decouverte fumante a souhait, malheureusement apres que le soleil ait disparu, les geysers. L'odeur du souffre, toujours ce vent qui te momifie, et le seul abruti a etre en claquette: le greg.

Paysages de psychopathes encore et toujours dans ce desert de pierre, des formes sorties tout droit de l'imaginaire.

Ensuite c'est l'arrivee au fameux desert sale d'Uyuni. Les grands espaces. Une impression d'infini. Tout blanc, et pas le moindre horizon. Ca te depasse. Un vrai sentiment d'absolu.

J'ai beau faire attention, je suis un vrai petit porc. Une filtre crasseux, et une photos gachee a l'arrivee. Parti comme je suis parti, mon appareil ne finira pas le voyage...Et ce qui est sur, c'est que je ne pourrais plus jamais utilise un jetable de ma vie.

Et sorti tu ne sais pas d'ou, "l'ile des pecheurs", une colline de pierre, herissee d'une foret de cactus, allant jusqu'a 12m pour le plus grand. Ca devient de la science fiction. Tu comprends plus rien.

Et je n'arrive toujours pas a faire pivoter ces photos a partir d'un cd, alors que ca doit etre une manip a la con. Enregistrer la photo sur le disque dur et apres? Utiliser quel programme? J'attends vos reponses les informaticiens, et si vous en avez le courage vous pourriez sauvegarder mon blog avant qu'il m'arrive une chiure.

 

Et le plus lourd des 4 jours, une rencontre que j'avais pressentie, annoncee egalement a Brog, c'est la rencontre de Sergio et Seb  arretes devant un musee du sel, en plein milieu de ce desert. J'ai saute du 4x4 en marche pour leur sauter dessus. Le genre de rencontre premeditee, mais toujours hallucinante. Le coeur battait comme une mitraillette tellement le contexte etait fou. Ces deux loulous a qui j'ai parle de mon voyage ont finalement fait la meme chose, partant meme un mois avant moi. Et ce sont ces 2 memes huluberlus que je dois retrouve ce soir a Auckland, et avec qui je vais silloner les routes de Nouvelle Zelande. Une rencontre au sommet. J'aurai l'occasion de vous parler davantage d'eux, a qui les grosses vagues de 3m bien agressives ne font pas peur une fois sur leur surf.

C'est le genre de gars que je croise a 6h du mat un jour de tempete sur le front de mer Hendayais. Moi je rentre au camping apres avoir traine 1h une fois le bar ferme, et lui, deja debout, attend patiemment que le swell se leve, en profite 1h et se casse au boulot. Des vrais, des purs!

Ah Christina la cuisiniere, il lui reste en tout et pour tout 2 chicots, tellement qu'elle bouffe des chickles, des sucettes et autres conneries en tout genre. Mais il lui reste aussi la grace.

J'espere que vous aimez ce genre de photos en dessous, parce que je vais en faire une floppee tout au long du voyage. Attendez les trains en Inde, ca devrait etre pas mal.


L'exploitation du sel, qui fournit tout le pays. Ca fait bien d'en parler meme si j'ai pas trop interroge Hugo a ce sujet. Trop exite par les photos a chaque arret, et trop presse de se rechauffer une fois rentre dans le 4x4.

Autre grand moment, le cimetiere des trains et son cadre completement mystique. T'es comme un gosse a sauter partout, grimper, ramper, escalader...La aussi on voyage dans le temps avec ces engins qui vont traverser les siecles. Manque un arsenal de paintball pour simuler des attaques de trains, et tu repeinds le site.

Un vrai paradis pour photographe ce cimetierre des trains.

 

 

Aussitot arrivee a destination, au village d'Uyuni, c'est l'heure de dire au revoir au Brog et a Consuelo une enieme fois, mais cette fois ci c'est bel et bien la derniere. Forcement beaucoup d'emotions et un pincement au coeur apres tout ce qu'on a vu et vecu. Tout le monde reprend son chemin de son cote et moi je repards solo avec Hugo et Christina. On arrive vers minuit a Tupiza. Mais j'en ai  pas encore assez. J'ai trop envie de pousser  un peu plus le tracage, voire de ne jamais  m'arreter. J'attends un train qui part a 4h00 du matin pour la frontiere argentine. Et a la frontiere, j'enchainerai avec des bus. Les grandes distances me laissent intact. Pas la moindre trace de fatigue. Je veux voir defiler du paysage, et bouffer des kilometres. Pourquoi? Je sais toujours pas, et peut etre que je ne saurai jamais. Ce qui est sur? C'est que je me regale, et que j'en redemande.

Demain, c'est samedi et je veux attaquer l'argentine en force, pas vraiment envie de me retrouver dans un bus toute la soiree. Le depart de Bolivie est assez radical, mais il ne me reste que 5 jours pour decouvrir l'Argentine. Je suis deja bouillant de retarder une seconde fois mon billet d'avion.

Cette photo je l'adore parce que je l'ai faite depuis la jeep alors qu'Hugo tirait bien la bourre a la sortie de la ville. Ya des jours ou la photo te reussit, tu peux prendre tout et n'importe quoi, c'est reussi et  ca sort toujours bien au final. Et d'autres jours, t'as pas la moindre inspiration, tu peux avoir un chef d'oeuvre en face de toi, et le declic vient pas, ya rien a faire.

Une toute derniere photo de nuit en Bolivie, et demain c'est un nouveau voyage qui commence.

 

 

                                            Bye bye Bolivia, y gracias por tus buenas ondas.

Par gregory - Publié dans : travelgreg
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 20 octobre 2006

Arrivee dans la nuit a Tupiza, et  3eme samedi soir passe dans le bus... La ville est entouree de paysages magiques: canyons, plaines et montagnes aux couleurs de l'arc en ciel. C'est flippant comme c'est beau. La ville est extremement jeune , 20 000 personnes au total, dont la moitie a moins de 20 ans.

Apres avoir passer le dimanche a pianoter le blog, on se lance dans une ballade a cheval dans les environs de la ville, plonges au coeur de ses paysages vraiment hallucinants: des forets de cactus, des plaines desertiques, des rochers avec des formes surnaturelles... Il manque plus que les villages fantomes, le son de sergio leone,  la cabine de James Dean et on est dans LE western parfait.

J'insiste vraiment sur ce cadre epoustouflant avec des degrades de rouge brique, d'ocre, de jaune et de marron, sans parler des montagnes qui vont du blanc jusqu'au violet -bleu. Preuve qu'on est bien dans le far west, 2 autres legendes sont tombees ici face a l'armee bolivienne: Butch Cassidy et Willy the Kid. C'est a 40 km au nord de Tupiza, dans le village de San Vincente en 1908, apres que les 2 loulous aient attaque une dilligence qui transporter le salaire d'une centaine de mineurs. La encore, en 3 clics sur internet, vous pouvez decouvrir la fin des 2 comperes dans les moindres details. Du delire total, il y a a peine 100 ans de cela, se deroulait encore des duels dans la rue. Ceci dit, le port d'armes est interdit en Bolivie, contrairement au Honduras, ou l'on voit dans certains villages  les gens se trimbaler avec un colt a la ceinture...

 

Ca me soule ces images qui apparaissent un coup bien, un coup trop sombres, alors que ces photos sortaient nickels sur l'appareil.

Ca me rend d'autant plus dingue que j'en ai perdu plein, a cause de cd rayes, ou charges de virus... Bref il me tarde de croiser un magicien de l'informatique pour recuperer quelques photos  plus sympas encore.

Le coup de flip de la journee s'est transforme en 1 gros coup de fouffe, au moment ou je prends une photo, mon cheval sent les autres partir et se met d'1 coup a accelerer...GGGRRRRR!!PAAAFFF! L'appareil par terre. Je m'en sors avec un filtre casse seuleument, et je prends ca comme un dernier avertissement.

 

La pauvre Consuelo, qui s'est choppe un cheval avec un manche de pioche dans le cul, impossible de faire avancer la bete, meme si pour les 3 ca manquait carrement d'ADSL. Autre hic, mon cheval que je maitrise pas vraiment, faut pas lui demander de faire un detour, ca le fait chier quand j'y demande de s'arreter ( il essaie de me bouffer mon pied ce con!!), bref un vieux chieur, comme me l'avait laisse comprendre le guide. Que mas? Beaucoup de marche sous ce soleil ecrasant, quasi rien de trot mais ca c'est pas grave au moins j'ai pas mal au cul, et 2 petits galops ou je n'ai pas retrouve les sensations de "El furioso" ma premiere monture au  Nicaragua.

Mais ca reste une journee exceptionnelle, un cadre inoubliable et j'espere que je pourrai vous rajouter rapidement quelques photos. J'en ai d'ailleurs rajoute dans l'article sur Rurrenabaque. Autre delice pour couronner la journee, un chateaubriand de boeuf avec sa creme de champignons. Le pave qui te fond bien dans la bouche, et 2,30 euros le bordel, le meme prix qu'une barquette de frites que t'achetes a Roberta a la fete de Beduer.

Ce soir, c'est avec un gros pincement au coeur que je quitte l'amerique su Sud, et j'ai pas fini de vous raconter la Bolivie, puis l'Argentine-tine ou j'ai deja tres envie de revenir. Bref je suis loin d'etre a jour,  c'est en camion que je vais decouvrir la nouvelle zelande (une autre forme de liberte encore), et c'est mal barre pour rattrapper le temps perdu.

 

Par gregory - Publié dans : travelgreg
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus