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Mardi 19 septembre 2006

Nouveau depart de La Paz, ce qui est chaque fois un veritable exploit, il est vraiment trop facile de rester ici un jour de plus, puis un dernier jour, puis un dernier jour encore... Une pensee a toute la "Brazil connexion", Amanda (et sa voix de reve), Dalton, Arron, et la locale Maribel, avec qui on a passe du tres bon temps ( a leur concert, ou encore a leurs soirees electroniques ).

Et pour terminer en beaute, on tombe le dernier soir sur  une fete religieuse itinerante, qui commence dans une rue de la Paz , et qui continue toute la semaine dans un village au nord du pays ou est  apparue une fois de plus la Vierge ( encore rate, decidement j'ai pas de cul! ).

La musique entrainante associee a des costumes traditionnels "tres funky", degage une atmosphere survoltee. Une sorte d'hilarie generale, tout le monde garde le smile scotche. Les enfants, les danseurs, les zicos, les anciens, et meme 2 ou 3 clochards du quartier, tout le monde est HEUREUX! Un  regal! Des femmes d'abord, puis des hommes ensuite m'offrent  a boire, puis nous invite ensuite a danser, tout le monde est  dechaine.

Et quel plaisir de voir les mamas  ( dont la plupart ont les traits de visages assez durs la journee ) bien borrachas, rigolant sans limites, les bras charges de grandes bouteilles de biere...

On touve un peu de tout au niveau des costumes,  ya pas vraiment le souci d'unite ou d'harmonie. Je peux pas tout vous montrer non plus, je vous laisse deja quelques unes des meilleures photos. D'ailleurs, la toute premiere en haut, et celle ci dessous, c'est Chris qui les a tire, il n'avait pas son appareil, et il etait beaucoup plus bouillant que moi sur la digestion...Bravo encore a lui de m'avoir traine jusqu'ici, car j'etais davantage motive pour aller casser l'oreiller.

Elle etait completement noire, au sens propre comme au figure, et dansait avec frenesie a la pointe du defile.

C'est peut etre pas eux qui se sont le plus marre a "cette soiree la", mais je peux vous assurer qu'ils sont cool pour avoir discute avec eux. Maintenant, un petit mystere a elucider, que peut il bien se passer dans la tete de cette dame? N'hesitez pas a apporter vos idees afin que je suive le chemin de la Verite.

a) Elle voudrait "bruler le dancefloor" (enflammer la piste de danse), mais personne ne veut lui garder sa poupee, pas meme son mari qui semble d'ailleurs assez distrait...

b) Ils ont gagner aux Z'amours la semaine derniere et le voyage ne l'enchante pas vraiment, elle aurait prefere gagner le dernier aspirateur de chez Darty.

c) Elle a chope une grosse cuite jeudi dernier a la soiree infirmiere de l'IUT, et elle s'en est pas encore franchement remise.

d) Elle est en bad: "Pourquoi tout ces confettis, ces costumes colores, et cette biere qui coule a flots! Vivement que cela cesse, que je me bouffe une petite empanada et au lit."

Seul micro bemol, tout les gens appartenant a cette communaute (ou confrerie?) appartiennent a une classe superieure, (avocat, medecin, entrepreneur...) et ne semble pas vouloir se melanger. Au final, cela reste une tres bonne surprise que cette fete religieuse un mardi soir, au moment ou on s'y attend le moins. Faut pas que je reste trop long en Amerique du sud, je vais finir par y croire!

 Le lendemain, je me fais une ballade dans le quartier pauvre de "El Alto", (la de suite, t'y crois moins)dominant toute la ville et  offrant une vue imprenable. Je la fais ici plutot discret, sans trop chercher le contact comme j'ai l'habitude de le faire. Il y aurait des pires photos a faire, mais je prend quasiment rien, par respect avant tout, mais aussi parce que je suis solo. En tout cas, c'est certain, j'en prend plein les yeux.

Une petite derniere photo dans les rues animees de La Paz, et puis on y va. Vraiment JE L'AIME cette ville.

 

Je pars cette fois avec Chris retrouve a la fete, et Consuelo une chilienne egalement rencontree la bas. Inevitablement, on se lance sur "el camino de la Muerte" (3eme et derniere fois pour moi), mais de nuit cette fois, avec le bon gros Volvo qui fait un bruit infernal. Le passage sur les hauteurs de La Paz, entouree de barrieres rocheuses s'accompagne d'un magnifique coucher de soleil.

Et le scenario deja ideal va tout simplement devenir parfait, lorsque la pleine lune se rajoute a ce cadre exceptionnel. Mystique l'atmosphere qui se degage de ce trajet. Des horizons tres decoupes en toile de fond, des falaises escarpees qui nous entoure, des voiles de brumes glaciales flottant ici et la, le claquement tres lourd et parfois hallucinant des vieilles palissades en bois,  le grondement perpetuel du frein moteur sollicite tout au long des 3 heures de descente. A cela s'ajoute l'air comprime qui s'echappe a chaque pression du chauffeur sur la pedale frein, les series toujours plus longues, et les sifflements de l'air toujours plus fort. Un veritable concert au final, avec une quantite infinie de bruits qui vient rythmer chaque battement de votre coeur.

Une mention speciale aux nombreuses zones de chantier qui parsement la piste, et au franchissement des ravins qui entrainent les plus gros coups de flip. Le ventre est alors aspire vers le bas durant 2 interminables secondes,  laissant l'impression que le camion est en chute libre...Sans aucun doute le trajet le plus hallucinant des 3, compte tenu du fait qu'on ne voit pas la route, et qu'on est assis a meme le sol ce qui engendre constamment des secousses.

Le changement d'univers est aussi radical qu'a l'aller, cette fois ci, je laisse derriere moi les foules compactes arpentant les trottoirs, ainsi que les nuits froides de La Paz. Et c'est apres 12heures de camion que je retrouve la region des Yungas, l'ambiance decontractee des petites bourgades et les journees ensoleillees ou la chaleur est parfois etouffante.

On  arrive a Caranabi a 5 heures du matin,( ceux qui veulent vraiment savoir ou c'est, il suffit de garder votre cul cul confortablement installe dans votre fauteil, et faire quelque petits clics avec l'index droit, et  vous decouvrirez une belle carte de Bolivie, plus detaillee que celle laissee en presentation du pays) et il nous faudra 2 heures d'attente avant de trouver un taxi pour Guanay.

Par gregory - Publié dans : travelgreg
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Jeudi 7 septembre 2006

Retour de nuit sur la Paz 10 jours apres en etre parti...Une energie incroyable se degage de cette ville qui reste mon grand coup de coeur depuis le debut du voyage. Les mamas avec leur tenue traditionnelle y sont plus belles les unes que les autres: de nombreuses jupes superposees, le petit chapeau rond, des chales en quantite, et les chicots cerclees en or! Apres la chaleur etouffante des plaines du nord, un froid des plus vivifiants s'empare de moi, l'arrivee en tongues n'est pas la plus appropriee, et avant meme d'aller poser les sacs a l'hotel, je fonce au marche me faire un de ces divins jus de fruits frais.

Pommes, fraises, bananes, papayes, kiwis, caramboles, des trucs non identifies mais aussi maracuya, tamarindo, coco ou encore melon, c'est a vous de composer. Et pour les gars assez freestyles, il y a le "batido" tres apprecie des boliviens ( oeuf cru, sucre et biere au malt!) Autre variante, le "vitamino", ou se melangent de nombreux fruits, du jus de carotte et parfois de betterave, des cereales, des amandes, du soja en poudre, du coco, du miel, une herbe fraiche, 2 trucs intraduisibles, et pour finir un oeuf avec sa coquille, "le tout in the mix". Autant te dire, tu manges autant que tu bois.

Arrivee a la teuf vers minuit, avec un israelien rencontre dans le coeur de la paz. Un froid de psychopathe, pull, blouson et couverture superposes, je suis pret pour affronter la nuit. Deja commence depuis 15h cet aprem, les DJ's vont s'enchainer jusqu'a 16h le lendemain sans interruption.

Le site est une ecole abandonnee, situe dans le village d'Uni au coeur de la vallee de las animas (vallee des esprits). Des canyons aux inquietantes et un peu surnaturelles, avec en fond des montagnes enneigees. Cadre bien atypique donc, ideal pour feter mon anniversaire.

Ici Mariella la bolivienne et Amanda la bresilienne a l'exercice. Rencontrees lors de l'un concert de leur groupe, elles nous introduit dans ces fetes qui restent encore peu connues des boliviens. Des gros bisous les miss.

Que pasa hombres? un petit coup de pompe?

Inutile de preciser que les habitants du village etaient un peu curieux, et qu'il n'etaient pas habitue a ce genre de musique, ou plutot a ce genre de spectacle.

Au petit matin, christophe et moi offrons des glaces a tous les enfants du village, autant dire qu'ils se sont vite passer le message. Ambiance fraternelle avec les villageois.

Voila le cadre exceptionnel qui nous entoure, je vous raconte pas le pied au lever du soleil. Les paysans accompagnent les troupeaux au champ sur fond de musique electronique! Choc frontal entre deux cultures...Je precise que ces fetes sont bel et bien organisees par des boliviens, et que ce ne sont pas les touristes qui prennent d'assault un site sans se preoccuper des locaux. L'harmonie regnait d'ailleurs avec ces derniers et ce jusqu'au depart vers 17h.

L'espace chill out, the tchae, salade de fruit frais et musique adequate, oh chris on est ou? toujours en bolivie t'es sur?

Des paysages qui se passent de commentaires...

Ici le bus charge comme une mule, 40 caisses de biere, autant de bouteilles d'eau, 25 personnes avec leur sac, bouteille de gaz, tables, sono...Un vrai chantier. Malheureusement, les photos de l'interieur ont disparu, ca n'a pas que du bon le numerique.

Bon ce soir, je vais casser l'oreiller, une douche et meme pas besoin de manger, vraiment trop fatigue.

Prochaine etape rapide a Guanay pour lacher des photos aux mineurs, a l'occasion de la fete du village. Les villageois vont se mettre une mine, et en bons boliviens, ils dormiront la ou ils tomberont.

Par gregory - Publié dans : travelgreg
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Mardi 5 septembre 2006

 

Toujours dans la region des yungas, je retourne sur Guanay ou je compte bien decouvrir le metier de mineur, qui selon moi a du rester archaique dans ce beau pays qu'est la Bolivie. Un metier, qui chez nous a presque ou totalement disparu, a qui a bien change avec l'evolution technique. Un petit retour au source, meme si les mines d'Aubin (a 20 km de chez moi pour ceux qui ne connaisse pas ce delicieux village) ne m'ont jamais vraiment attire.

Alors je me pointe le lundi matin sur la place a 6h15 ou les mineurs prennent un petit dej avant de decoller pour la mine a 12 par 4X4. Et aborder un mineur a 6h15 en debut de semaine, et lui expliquer que tu veux aller taffer dans sa mine n'est pas la chose la plus aisee!

"Mais qui c'est cet illumine?!!"  Apres 2 ou 3 raffut, je m'acharne encore tout en usant de diplomatie, et je finis par avoir ma place dans un vehicule direction  "la mina del 6 de enero". Quel pied!

Alors la journee du mineur commence par une pause d'1h30 a "pinchar", autrement dit mastiquer de la coca, avec en parrallele quelques cigarettes brunes sans filtre (la gauloise de chez nous) et des bouchons de "singani", l'alcool national a base de raisin. J'ai goute hisoire de pas mourrir con, et il est vivement conseille d'avoir quelque chose de solide dans le ventre: ca te desintegre plus que ca t'anime le bordel!

Le casque que vous pouvez apercevoir a gauche, c'est celui du chef, il y a que lui qui en a un et il passe la journee dehors l'animal! On est loin des regles de securite de la DDE...hein Momo? Dans la mine, je me suis d'ailleurs ramasse une grosse pierre dans le cou, mais ma taille a fait qu'elle est pas tombee de haut et ma tignace m'a quand meme bien sauve la mise. 

Comme on peut le voir, c'est du "old school" a 100%, j'adore. On affute les barres de fer qui servent a creuser et a ecrouler le plafond. Pas rassurant au debut, mais on prend vite confiance si bien que j'ai fini la premiere journee avec une ampoule...Autant vous dire que je m'en suis pas vente. Le lundi, c'est le jour des volontaires, on renforce la mine avec les poutres en bois et on ne cherche pas d'or, c'est aussi le seul jour ou il y a une paye, et j'ai donc touche mon premier salaire bolivien: 50 pesos, soit 5 euros qui sont aussitot claque dans le taxi aller retour, la bouffe, l'hotel, et une lampe torche ( la mienne a batterie faisait pitie).

Ya pourtant un marteau piqueur, mais il sert juste a faire les trous ou l'on fourre la dynamite.

 Voila mes copines les mamas avec qui je me fend la poire. Elles passent les sacs de terre a la "battea", ce "chapeau chinois" qu'elles manient a merveille a fin de recolter les paillettes d'or. La premiere qui me sort une pepite, je l'epouse! La petite toute a droite est magnifique (25 ans), elle a un sourire d'ange, douce et timide a la fois. Mais alors la seule fois que je l'ai vu ecarte les bras, j'ai ete effraye! Une longueur de poil vraiment exageree, je pourrais lui faire des dreads locks. Quel dommage qu'une merveille comme elle puisse tant se laisser aller...Le choc des cultures. La superwoman, c'est ma mama preferee, elle me sort de l'or a chaque voyage, incroyable.

L'entree vers le neant, univers chaotique et pourtant si attrayant. L'air y est irrespirable a la premiere immersion: chaleur suffocante, humidite, pourriture, poussiere, et transpiration viennent t'envelopper jusqu'a la gorge. Seul le compresseur vient parfois trancher cette atmosphere de l'au dela avec de l'oxygene pur. Chaque inspiration te procure alors le meme plaisir qu'une gorgee de "cotes de bourg". Apres un effort prolonge, j'ai du  sortir le troisieme jour apres que me soit apparu un mal de tete, ce qui m'a valu quelques chamailleries bien entendu: "el gringo no esta acostumbrado!" Quelques rires mais rien de mechant..:

 Il y aurait de terribles photos a faire, mais va leur expliquer qu'il faut qu'il s'arrete de bouger, et moi meme j'ai laisse les trepieds en france. On va reprendre les photos avec le flash qui malheureusement denature toute les couleurs et l'atmosphere qui regne.

 

Il n'y a pas de paye, un jour tu travaille exclusivement pour la cooperative, et un autre tu as droit a sortir 2 sacs (ils l'ont autour de la ceinture) de terre du fond  de la mine, l'or rencontre  revenant a chacun. Prix d'un gramme de  paillettes d'or, 14 euros. Apres la pause repas, c'est reparti pour une pause coca, qui aide incontestablement les efforts prolonges.

Ce petit vieux, tu peux passer des heures a le regarder sans te lasser, le personnage de carte postale, j'ai pas pu shooter son visage sous ses meilleurs angles, il voulait pas etre pris en photo. Une petite quand meme, car pepe tu vaux de l'or.

 

La battea, un vrai spectacle quand tu le vois faire, des mouvements fluides qui ont l'air simple, mais pas evident en realite. J'y arrive au debut, mais les derniers mouvements je laisse faire car j'ai tendance a laisser filer le metal precieux.

 

Les taches sont beaucoup plus variees pour les mineurs que pour ceux qui cherchent en riviere. Il y a ceux qui sont a la pelle, a la pioche, a la brouette, ceux qui aident a tirer la brouette avec une longue tige de fer (pas evident, je me suis pris quelques fois le plafond), ceux qui poussent les chariots a la sortie, ceux qui taillent le bois et qui installent les poutres, celui qui se charge des dynamites en bas en droite....

 

Emotions  tres fortes pour mon dernier jour (et je pese mes mots), lorsque tout le monde me speede pour aller au fond de la mine. Et la toute l'equipe m'offre un sac de terre (pourtant interdit ce jour la), pioche dans "les bons endroits". J'ai eu a cet instant le ventre presse comme dans un etau. Je charge le sac sur le dos, et c'est avec un long pincement au coeur, tres long meme, que je suis le chemin qui mene a la sortie, un tourbillon d'images et de mots  brouillant toutes mes pensees. Une petite larme interieure a la sortie du tunnel, sans aucun doute les moments les plus forts depuis ces 2 mois de voyage. Et j'en ai encore des frissons en ecrivant ces quelques lignes. Vraiment un grand MERCI les gars, je laisse d'ailleurs le sac a une mama qui me sortira 1 gramme d'or au final, et je retourne aussitot au fond de la mine.

J'aurais donc vecu une experience vraiment singuliere dans ce petit village de guanay.

Une chose qui m'arrange pas mal, c'est le retard systematique des boliviens, un bus ne part jamais a l'heure, la meme  pour le taxi menant a la mine le matin ce qui me permet d'arriver frequemment a l'heure "cantaloube"(et j' embrasse  bien fort la famille au grand complet).

Les nuits a guanay sont pas des plus reposantes, une tribu de poules squatte le toit en tole juste au dessus du lit... A cela s'ajoute mon entetement a ne pas vouloir acheter de montre pour cette annee de voyage: resultat je me leve quand j'entend les premiers coqs chanter pour etre au rendez vous, technique pas vraiment efficace, plusieurs coqs rentrent de teuf et chantent a 4h du mat...tu te leves donc en plein milieu de la nuit. Enfin, des armees de chiens quadrillent chaque coin de rue si bien qu'ils semblent avoir le controle de la ville. Et jour et nuit, explosent  de violentes confrontations ou un troupeau de chiens se bouffe litteralement jusqu'au sang, et t'as beau essayer de suivre, tu comprends rien a qui est avec qui. Ce qui est certain, c'est que j'ai jamais vu autant de chien a trois pattes que dans ce  bled.

Allez, on est samedi, une bonne teuf se prepare dans les canyons environnant de la Paz, c'est le scenario parfait pour feter mes 26 ans que j'aurais lundi. 

Par gregory - Publié dans : travelgreg
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Lundi 4 septembre 2006

 

J'aurais bien  continue la route avec Claudia, une ravissante colombienne avec qui ca se passait plutot bien, mais j'enchaine avec  un autre camion, car c'est bel et bien l'or qui m'appele dans la region de Guanay!

Je quitte rapidement le village des le lendemain, malgre une premiere touche pour travailler dans les mines: destination  Mayaya, une bourgade introuvable sur les cartes, que je rejoins en descendant le fleuve Mapiri.

 

Et on rentre tres vite dans l'ambiance avec des campements sauvages ainsi que des chercheurs d'or qui ponctuent par ci par la la riviere. Ca devrait pas etre trop dur de s'incruster dans une equipe. Et c'est effectivement ce qui se passe des le lendemain apres 1 session taxi avec quelques chercheurs d'or jusqu'au site de Tuparra.

 

Apres un long et eprouvant entretien d'embauche, on pouvait commencer la journee en machant des feuilles de coca pendant une heure...Voila les deux poulets avec qui j'ai travaille. Je commencais a peine la journee, que les mouches m'avaient deja pompe 5 litres de sang. Le sang d'europeen, charge en proteines est une veritable mine d'or pour elles aussi.

 

Alors ca commence avec la mise en place du moteur, pose sur un carretou, pose lui meme sur 2 chambres a air. Apres c'est pas trop complique, faut rentrer dans la delicieuse "lagune" au doux parfum d'essence, et bazarder des cailloux toutes la journee en faisant attention aux voisins pourtant tres proches. Accroupi toute la journee (youpi!), la nifle au ras de l'eau et on peche les grosses pierre pendant que le becane aspire les petites. L'or en poudre (ou plutot en copeaux) tombe directement dans les tapis places en bas du bac. Apres vient le meilleur moment de la journee, le bilan de la recolte.

 

Et la comme on peut le voir, il a pas l'air mecontent, et il attend pas lontemps pour me demander combien de jours je reste! Au final, les amis me lache 1 demi gramme d'or sans que j'ai demande quoi que se soit, et je repars histerique, avec un sourire qui me tranche la tete en deux. Autant les bijoux et autre montre en or ca ne m'a jamais attire, mais trouver le minerai brut dans la pampa, ca fait vraiment rever!

Encore 1 fois, le contact s' est super bien passe avec tous les baranquilleros, plus habitues a voir les touristes les photographier depuis le bateau, qu'a les voir travailler au campement.

Et sur le chemin du retour, les moustiques se sont fait un vrai festin sur ce con de gringo, bien trop excite pour sentir quoi que ce soit... Allez y, regalez vous c'est noel! Une fois au village, je peux vous assurer que je faisais moins le malin avec mes jambes CRIBLEES de piqures.

Autre rencontre assez folle, un pepe qui part chasser le tigre qui lui aurait tue 2 de ses 3 chiens, avec un fusil et une seule balle... Il se chie pas dessus l'ancien! parce qu'il a pas vraiment droit a l'erreur. 

 

Par gregory - Publié dans : travelgreg
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Lundi 4 septembre 2006

 

Arrivee a la paisible localite de Coroico , perchee sur les hauteurs, ce qui offre une vue imprenable sur les canyons verdoyants ainsi que les sommets enveloppes de nuages. 

)

 

Le climat  y est beaucoup plus doux qu'a la Paz, et je pars pour une ballade (avec un polonais cette fois ci, surgit de l'au dela!a travers les plantations de coca.

 

De nombreux boliviens machent la coca chaque jour. Consideree comme la fille de Pachamama (la mere terre, derniere fois pour ceux qui impriment toujours pas), Mama Coca est veneree depuis toujours. Elle eloigne les mauvais esprits des champs et des maisons, le guerisseur s'en sert pour soigner et exorciser ses patients, et les ouvriers et paysans la consomment afin de faciliter leur longue journee de travail de la meme maniere qu'un occidental se charge de cafe le matin au bureau. Sur le plan pratique, elle reduit les effets de l'altitude, et coupe egalement la faim et la soif tout en stimulant le systeme nerveux.

Tout les produits anesthesiants utilises dans nos hopitaux et chez nos "amis" dentistes, sont fabriques a base de coca, aujourd'hui encore mais a partir d'une forme synthetique.

De loin le secteur le plus lucratif de l'economie du pays, la cocaine (une autre forme encore!) genere un revenu annuel de 1 milliard de dollars, dont moins de la moitie demeure dans le pays.  Recemment le gouvernement americain a annule 450 millions de dollars de dettes boliviennes ( sur un total de 6 milliards ) pour soutenir l'action du gouvernement dans la lutte anticoca. Merci lonely planet pour ces infos. Ils sont quand meme cool ces americains, et ils en achetent meme 500 tonnes chaque annee pour leur petite production de coca cola, royal! Ces aides n'ont malheureusement pas resolu les problemes de ceux qui vivent de la coca.

Il semble que les americains encouragent de plus en plus les actions militaires ( raid en helicoptere et autres ), afin de detruire les plantations. Ces mesures n'ont fait qu'attiser les conflits et les opposants au programme d'eradication ont reagi violemment ce qui a donne lieu a de nombreuses emeutes et  barrages routiers en 2001. Mais ca on est pas au courant, Jean Pierre Pernault , il prefere parler du dernier artisan sabotier a exercer dans le fin fond de l'ariege, et il evoque chaque pays d'amerique du sud tout les 4 ans quand ils changent de president, un peu plus frequemment s'il y a 1 crise economique en Argentine, ou un tremblement de terre au Venezuela...

En resume, meme si les surfaces cultivees ont reduit en consequence  entre ces actions musclees, et les incitations a d'autres cultures, le sujet reste tres delicat et les cultures n'ont pas stoppee. Et ceci n'est pas pour deplaire au peuple americain qui reste le plus grand consommateur de cocaine au monde, ainsi qu'a nos chers animateurs du petit ecran.

Bon je me suis peut etre emballe, mais je vous assure que j'invente rien. Et le but de la ballade, c'etait cette cascade. Un peu decu,  mais je suis sur que j'en verrai des plus belles plus tard dans le voyage.

Par gregory - Publié dans : travelgreg
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