
PEROU-Lima-Huacachina-Cuzco
Aguascaliente-Ollantaytambo
Paucartambo-Shintuya
Jaizappelenom-Choquequirau
Arequipa-Cabanaconde-Juliaca
Puno-BOLIVIE-Copacabana-LaPaz
Coroico-Guanay-Rurrenabaque-
SanBorja-Trinidad-SantaCruz-
ValleGrande-LaHiguera-Serrano-
Sucre-Potosi-Tupiza-Desert Uyuni
ARGENTINE-Salta-Cordoba-
BuenosAires-Mendoza-CHILI-
Valparaiso-NOUVELLE ZELANDE
Auckland-Tauranga-MontManganui
Roturoa-NationalPark-Wakapapa-
Stratford-Oaonui-Wanganui-
Wellington-Nelson
Apres une nuit sur Wanganui, et un 9 trous le matin, on prend la direction de Wellington, a la pointe sud de l'ile du Nord. Un dernier graillou le long de la cote ouest: pate,faufifon, et toujours ce satane pain de mie...15 jours de NZ, et j'en ai deja mange pour une vie entiere...Et parfois dans les villes, tu apercois des panneaux "boulangerie francaise", mais un coup d'oeil de l'exterieur, et ca t'effraies.
La seule bonne surprise, c'est Karine qui m'a reconcilie avec les chips, elle a decouvert le paquet special qui tue tout, avec des aromes bien artificiels de citron, menthe et fines herbes...et je dois encore en oublier.
Arrivee sur Wellington en fin d'aprem, et je suis tout excite d'arriver ici. Je crois que j'ai pris gout aux grandes villes depuis le debut du voyage, chose qui ne m'attirait pas franchement auparavent. J'y aime l'agitation, les bains de foule, les lumieres et l'atmosphere si particuliere la nuit... Et depuis mes derniers moments passes en Amerique du Sud, j'eprouve le besoin de sortir. Ca m'arrive pas souvent, mais je suis dans ce style de periode en ce moment, et j'ai les 2 pieds dedans. A choisir, je prefererais toujours la campagne, mais le soir a part un coucher de soleil, et le chant d'une becasse, ya pas grand chose a faire... On a occupe nos soirees en camion avec un petit aperitif pour commencer, le graillou ensuite, puis des sessions poker (les loulous ont accroche direct) avec des demi allumettes en guise de jetons...
Ce fut donc bien sympathique, mais quand tu arrives ensuite en ville, tu te sens comme un loup, voir comme un petit demon, et t'as eu le temps de charger les batteries.
Apres plusieurs jours passes dans la campagne et dans les petites bourgades, tu te sens porte par un nuage lorsque tu t'engouffres dans cette jungle de buildings et gratte ciel.
Le scenario ideal pour moi dans les capitales, c'est un ou plusieurs musees, un graillou au marche, et bamboula le soir. Et ya matiere a faire a terme de fiesta a Wellington. Seul probleme, ya que le "cafe des sports" qui nous accepte Seb et moi. On a beau essaye de cacher les shoes de trek avec les jeans, les golgoths aux entrees ne controlent quasiment que les chaussures.
J'ai zappe le nom du quartier, mais c'est un vrai bordel, ou se melangent tout les ages et toutes les modes. On est arrive ici en pleine coupe du monde des "oldies", les veterans du rugby... Pas la peine d'en dire plus sur eux, apres ca j'ai ete surpris par la quantite de Gothiques... Eux, j'ai jamais trop compris, faudra que quelqu'un m'explique. En tout cas, la bouche cousue par les piercings, le maquillage a la "Oncle Fetide" dans la famille Adams, sans parler des costumes, ils sont toujours jolis a regarder...Et ils sont un peu comme des renards dans la ville, tu les apercois rapide, restant toujours mysterieux et tu sais jamais ou ils vont. Apres ya les clochards, les fashions, les backpakers, les zicos, et toujours quelques inclassables... Comme dans toutes les grandes villes vous me direz.
Apres notre face to face au sport bar, Seb decide d'aller se coucher en prevision du samedi soir. Impossible pour moi, ces sirenes de la nuit tout autour de nous me maintiennent bien trop eveille. Et puis c'est quand t'es seul que tout se passe. Aucun rapport avec le Seb, mais 10minutes apres, la bonne etoile allait frapper. La bonne parole, avec la bonne personne, et me voila rentre dans un des meilleurs spots de la ville, entoure de 2 DJ qui me permettent d'eviter la longue queue, et surtout le controle de mes salomon aux pieds... Hard house au programme, shooter qui m'est offert d'entree, cris et sifflets, des gens a l'interieur vraiment revoltes, la machine est bien huilee et la soiree deja enflammee...
Une des choses que j'ai decouvert dans ce voyage, c'est de sortir seul. Strange la premiere fois, mais t'y prend vite gout, puis ca devient ensuite une necessite. Operation que je renouvellerai en France sans hesiter. L'endroit n'est pas bon? Tu changes. Tu drives toi meme ta soiree, tu deviens acteur en quelque sorte. Pas de soirees pourries, soit tu changes, soit tu rentres auquel cas tu as essaye, soit tu te regales...
Et je le dit que maintenant, mais apres deux mois de voyage, c'etait deja decide, desormais ca sera vraiment dur d'entreprendre un voyage a deux. Plus d'opportunites, et des moments plus forts. Vous inquietez pas, je suis pas non plus en train de devenir autiste ou schizophrene! Tout va bien de ce cote la.
Je sors de cette jungle au petit matin, avec un locale pas si locale puisqu'elle etait Thailandaise. Un autre avant gout d'Asie (apres les sushis), et surtout une petite nuit dans un grand lit.
Ce grand lit blanc, tout bien dresse, dans le silence et l'obscurite. Un havre de paix, apres cette longue bataille electronique, bruyante, desordonnee, le son qui te martele les oreilles, les entrailles et les pieds.
Un petit paradis bien range, apres un grand bordel destructure. Scenario parfait, en tout cas mieux que de rentrer solo au camion...
Et le gros plus, c'est que tu sens tout bon, car dans les clubs en NZ, c'est interdit de fumer a l'interieur. Ya des terrases amenagees pour les fumeurs. Ca fait la difference, les yeux qui ne sont pas grignotes par la fumee, et les sappes qui n'ont pas la vieille odeur de cendrier. D'autant plus appreciable quand tu voyages et que tu n'as pas la machine a laver qui tourne en claquant les doigts.
Le lendemain, j'achete sans hesiter de vraies chaussures pour remettre ca le soir. Ca fait un peu chier parce le sac est charge au max, mais entre la NZ et l'Australie, je les exploiterai, c'est sur. C'est plutot les shoes de trek qui vont me saouler a present (pesant et encombrant). En plus, j'en aurai besoin que dans 4 mois pour cloturer le voyage en Inde et au Nepal.
Decouverte du musee Te Papa, un bel edifice pose au milieu du fameux port de Wellington. Gros musee ou il est impossible de tout lire tout faire dans la journee. Tout y passe sur 6 etages, l'histoire de la planete, la tectonique des plaques, et les catastrophes naturelles, l'histoire de la NZ, sa deforestion, les animaux de la prehistoire jusqu'a aujourd'hui, le rechauffement, la culture maorie ( en voici un exemple ci dessous), des peintures classiques, contemporaines, des sculptures, une poignee de photo (mais yen a jamais assez), un combi Wolswagen sur le toit ( que tu te demandes comment ils l'ont fait passe la )...
Vraiment bien fait et tres interessant, gratuit, mais en anglais....Non rien a redire pour de vrai, si ce n'est qu'a mes yeux, c'est un peu trop la Foir' Fouille pour un Musee.
Au dessus, la representation de divinites Maories, et en dessous un temple Maori que j'ai ete con de photographier sans flash... C'etait interdit, mais je te raconte pas comment les japonais et les coreens ils tartinaient avec les flashs.. tu te croyais a l'Axye.
Et la bonne surprise, c'est qu'on squatte le parking depuis 3 jours sur le port de Wellington, sans etre vraiment au courant de quoi que ce soit. Et il se trouve qu'on est plante la au bon endroit au bon moment..
Ce samedi soir, c'est le "Guy Fawkes", le plus grand feu d'artifice de l'annee. Et avec les lumieres du port en toile de fond, c'etait une pure merveille. Je suis franchement pas tres bon public en matiere de pyrotechnie, mais la...... mais la, on atteint sans problemes voir on depasse le niveau des championnats du monde de feux d'artifices de San Sebastian.
La encore un grand angle, ca aurait tout claque.... Et l'erreur du debutant, l'euphorie, voir la meme excitation qu'un enfant, et tu prends des photos des le debut afin de rien rater de cette magie, mais avec des poses de 20 secondes, t'as vite fait de siffler ta batterie... et de retrouver "a poil" avant meme la moitie du spectacle
Et la foule qui a chaque grosse detonation, lance un grand "ooohhhhh" general, suivi d'un "wwwouaaaahh" d'emerveillement... Ce jeu de lumieres embrasant le ciel, et illuminant le port entier. La magie qui t'emporte. Et a deux reprises, on se fixe dans les yeux avec le couple voisin pour etre bien sur qu'on voit bien la meme chose... Besoin d'une complicite. Trop beau, trop long et trop fort pour tout encaisser seul.
Meme la pleine lune s'est invitee a la fete. Dommage de n'avoir aucune image du final, mais j'apprends, et je me ferai plus baiser de la sorte...
Et pendant ce temps, l'imperturbable Seb....qui prepare une omelette dans le camion en regardant le spectacle "par la fenetre de la cuisine". Incomprehensible! Comment tenir en place avec un tel boucan et une telle foule... Moi j'aurai laisse l'omelette bruler et le camion avec... mais il faut un calme a toute epreuve pour rester fixe en face de la gaziniere et manier la spatule tout en observant le feu d'artifice.
En tout cas, l'omelette etait au poil, juste apres le spectacle et le vent glacial venu de l'ocean. Merci a lui, et une pensee pour Karine qui a du s'envoler 2 heures auparavent pour la France. 22h d'avion je crois, il fallait du courage pour venir jusqu'ici.
Et le lendemain, a la une des journaux, des departs de feux, une trentaine de vols et agressions, et des gars bourres sur la voie publique!... pour ce qu'ils presentent comme la soiree la plus dangereuse de l'annee, en tout cas avec le plus de debordements. Rien a voir avec nos week end en France, nos voitures brulees, ou plus simplement (et je suis desole de le rappeler) la derniere sinistre fete a Figeac.
Non vraiment les Neo zealandais sont de vrais moutons.
Le moins marrant a Wellington, ce sont les raffales de vent qui te glacent sur place tellement c'est humide, et elles sont parfois si fortes qu'elles bloquent litteralement ta progression le long du port. Tu peux t'incliner de tout ton poids vers l'avant et rechercher la chute, ya rien a faire, pas bougeard. Et toujours a cause du vent, les sifflements ultra stridents du mat des bateaux, ca te parait une symphonie la premiere heure, mais devient tres vite une rave party alors que tu essaies de dormir.
Et le dimanche soir, apres 2 nuits tres courtes et les yeux devores par 3 heures d'internet, je passe pas devant un putain de concert de jazz. La grande classe! J'ai toujours aime ca, mais je ne m'y connais pas assez pour vous decrire precisement le style. En tout cas, ca sonne comme tout ce qu'il y a de plus Jazz!
Et ca me fait l'effet d'un electrochoc! Et aucun passant qui progresse sur le trottoir en restant indifferent. Tous bloquent, ou s'arretent. Je cours chercher les collegues, et nous voici installes peu apres avec un Earl Grey sur la table. Et le sourire eclatant malgre une autonomie de batterie assez faible. 2 anciens a la batterie et a la contrebasse, qui vivent tellement leur musique qu'ils n'auront les yeux ouverts pas plus de 5 minutes dans tout leur concert.
Et la, il manque un Brog a tes cotes, qui te maintient sous tension, te poussant a aller de l'avant, toujours mieux toujours devant. Mais ces Messieurs jouent tellement bien, moi un peu timide et dans ces moments la tu te detestes parce que tu n'oses pas. Pourtant il y a des pires portraits a faire. Un bel exercice, ou plutot une belle opportunite que je ne saisis pas. Je m'en suis voulu pendant 3 jours... Au final je suis reste le cul visse sur la chaise a enchainer des petits cacas...
Ensuite le guitariste, puis le saxo... Le saxo qui sort autant de grimaces qu'il joue de notes. Des notes parfois si graves et tellement longues, qu'elles te tranchent le corps sur sa diagonale. Tu es pris dans la musique des la premiere note, et c'est un long voyage qui commence.
Et pour ceux qui aiment le jazz et surtout le voyage, je ne saurai trop conseiller "Sur la route" de Jack Kerouac, quelques "enerves" qui tracent la route en stop, en voiture et par tout les moyens dans l'Amerique des annees 50. Et avec ca, tout une ecriture qui transpire le jazz, si bien qu'a certains passages, le texte te leves et parvient a t'essouffler tant ca monte en puissance.
Un tres GRAND MERCI a Elsa et une pluie de bisous a Elsa qui m'a offert ce livre a ma soiree de depart. Peut etre un classique pour certains d'entres vous, moi c'est pas la lecture qui me tuera dans la vie... J'en suis a 2 bouquins en 6 mois de voyage... Pas que j'aime pas lire, mais j'ai pas le temps...
Et j'en finis avec le Jazz, en vous recommandant "Ballads" de Dexter Gordon, un saxophoniste ricain aujourd'hui mort. Un album a ecouter solo et pepere en bouquinant, ou lors d'une session champagne avec Madame une longue soiree d'hiver...
grâce à toi j'ai pu voir le feu d'artifice qui a eu lieu juste après mon départ et dont m'a parlé Sergio...pour moi le départ ça a été "séquence émotions"...snif! Mais tellement de beaux souvenirs..
Bisous
On t'embrasse
Nino, Amé & Fernando
C'est marie-hélène te rappeles-tu de moi, je suis heureuse de découvrir ton blog merveilleuses photos, je suis éblouie par ton tour du monde.Qui aurait pu croire quand je t'ai connu tout petit à Figeac. Je vis à Tahiti où je suis très heureuse. Je rentre passer quelques jours en France car Emilie se marie le 30 juin à Cajarc, maman est invitée. Si tu passes près de la Polynésie fais le savoir. A un de ces jours et félicitations!